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Sun Sep 14, 2014 14:24 (fr)
Le groupe PL'AnCTon (toujours et à jamais) Pour L'ANarchie et le Cyclimse TONifiant) propose en cette rentée un nouvel atelier vélo en mode autoformation ! Apprenons à être autonomes dans nos déplacements et dans la gestion de notre biclou : réparations, améliorations, montage de chaînes à neige en prévision de l'hiver? Venez avec vos outils, vos chambres à airs, vos tubes de ferraille, vos chaînes à neige si vous en trouvez quelque part, et vos idées les plus folles ! Et un p'tit truc à boire et/ou à (...) - agenda / alternatives

Le groupe PL'AnCTon (toujours et à jamais) Pour L'ANarchie et le Cyclimse TONifiant) propose en cette rentée un nouvel atelier vélo en mode autoformation !

Apprenons à être autonomes dans nos déplacements et dans la gestion de notre biclou : réparations, améliorations, montage de chaînes à neige en prévision de l'hiver?

Venez avec vos outils, vos chambres à airs, vos tubes de ferraille, vos chaînes à neige si vous en trouvez quelque part, et vos idées les plus folles ! Et un p'tit truc à boire et/ou à grignoter pour le goûter.

RDV Samedi 20 septembre à partir de 15 h au 56 rue Paul Lafargue à Lille.

Et n'hésitez pas à faire suivre aux personnes susceptibles d'être intéressées !

Réponse souhaitée à : plancton herbesfolles.org

Wed Sep 10, 2014 12:05 (fr)
Yep ! O.P.A reçoit beaucoup de mails sur les actions des camarades et ou des ami-e-s nous informant de leurs diverses activités. Nous en avons sélectionné quelques unes pour vous proposer cette sélection de manifestations, festivals et autres réjouissances? en toute subjectivité. Pour plus de recul, prenez connaissance des différents agendas en ligne de Démosphère. Il y en a forcément un près de chez vous? http://demosphere.eu/fr L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre - O.P.A http://www.opa33.org/ (...) - non locales / syndicats, sexisme, écologie , contrôle social, luttes sociales
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Yep !

O.P.A reçoit beaucoup de mails sur les actions des camarades et ou des ami-e-s nous informant de leurs diverses activités.

Nous en avons sélectionné quelques unes pour vous proposer cette sélection de manifestations, festivals et autres réjouissances? en toute subjectivité.

Pour plus de recul, prenez connaissance des différents agendas en ligne de Démosphère.

Il y en a forcément un près de chez vous?
http://demosphere.eu/fr

L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre - O.P.A
http://www.opa33.org/

****
[6 septembre] - Saint Ouen - Soutien aux femmes de la CSP93
http://opa-infos.over-blog.com/2014?

***
[10 septembre] Mérignac - Manif contre les drones israéliens
A l'appel de la coordination BDS 33 (Boycott Désinvestissement Sanctions)
http://opa-infos.over-blog.com/2014?

***
[12 septembre] - Metz - Soutien à Fouad, syndicaliste harcelé
Fouad HARJANE, militant de la CNT, condamné à 40 000? de dommages et intérêts en faveur de la SNCF pour avoir, aux côtés de 1000 personnes, bloqué la gare de Metz en 2006, sera jugé en appel.
http://opa-infos.over-blog.com/2014?

***
[12 septembre] - Tours - Soutien à Lucie violée par un fasciste
Un viol, c'est un crime. Un viol commis par un fasciste, pour des raisons politiques, c'est un crime fasciste et sexiste.
http://clap33.over-blog.com/article?

***
[13 & 14 septembre] - St Aquilin - Festival de campagne
Organisé par l'association Filvert
http://opa-infos.over-blog.com/2014?

***
[14 septembre] - Prison de Nantes
Enguerrand a pris un an de prison ferme après sa participation à la manifestation du 22 février à Nantes. Il fêtera ce jour ses 23 ans en taule.
https://www.facebook.com/comite.de?.

***
[25 au 28 septembre] - Dublin - Rassemblement international de squatteurs
Nique ton proprio !! (mais ne le NIQUE pas vraiment quand même?)
http://opa-infos.over-blog.com/2014?

***
[25 au 28 septembre] - Mont St-Aignan - Festival La tambouille
Festival de soutien à la lutte de la ferme des bouillons
http://opa-infos.over-blog.com/2014?

***
[27 et 28 septembre] - Le Barp - Camp de la paix
Mégastop au Mégajoule
http://opa-infos.over-blog.com/2014?

***
Tous les samedis - Paris - Soutien à La cantine de Pyrénées
http://opa-infos.over-blog.com/2014?

***
Tout le mois de septembre - Scènes Slam à Bordeaux
http://opa-infos.over-blog.com/2014?

***
A venir?

[3 Octobre] - Turquie - Nouveau procès pour Pinar Selek
http://opa-infos.over-blog.com/2014?

[25 octobre] - Lannemezan - Rassemblement de soutien à Georges I. Abdallah
http://caamlg.wordpress.com/2014/09?

Wed Sep 10, 2014 11:34 (fr)
Le 8 septembre 2014 [Drones] Salon de la Croissance par la Destruction Durable et liaisons fatales Par le collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) - Bordeaux ADS SHOW (Aéro Défense Support) (1) et UAV SHOW (Unmanned Aerial Vehicule ? véhicule aérien sans pilote, drone civil) (2) s'affichent en grande pompe à Mérignac, les 9, 10 et 11 septembre 2014, 3ème édition depuis 2010. Pompe à Fric et Pompes funèbres La base arrière du drone civil, le militaire, est choyé sous le langage séducteur (...) - non locales / antimilitarisme, crimes de guerre, proche et moyen orient, contrôle social
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Le 8 septembre 2014

[Drones] Salon de la Croissance par la Destruction Durable et liaisons fatales
Par le collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) - Bordeaux

ADS SHOW (Aéro Défense Support) (1) et UAV SHOW (Unmanned Aerial Vehicule ? véhicule aérien sans pilote, drone civil) (2) s'affichent en grande pompe à Mérignac, les 9, 10 et 11 septembre 2014, 3ème édition depuis 2010.

Pompe à Fric et Pompes funèbres

La base arrière du drone civil, le militaire, est choyé sous le langage séducteur de l'ADS SHOW : emploi, croissance, filière économique, forte progression du secteur, potentiel, innovation, investissement, entreprises, recherche et développement, relations internationales?

Echanger, se rencontrer et nouer des accords autour d'outils innovants de violence, de mort et de surveillance, en détruisant jusqu'aux mots qui dénoncent les démonstrations dynamiques sur les civils victimes, qui interrogent la nécessité de l'état de guerre, la légitimité de la croissance par la destruction durable, c'est une évidence pour la communication officielle politique et économique qui nous assomme de chiffres prometteurs (3).
Pourtant, des voix réunies dans le collectif girondin pour une paix durable et juste s'insurgent et appellent au rassemblement contre la présence israélienne au Salon des drones de Mérignac, ce 10 septembre 2014 (16h, devant l'église de Beutre, entrée de la BA 106, 227 avenue de l'Argonne à Mérignac (33700) (4)

Effectivement, Tsahal y prend ses salons, ADS & UAV, au n° 112, Israeli Pavillon du show.

Aussi certain que le drone détache le bourreau de ses victimes, que peut dire le C.L.A.P en écho à ces voix pour rattacher ce show à sa cynique réalité ?
USA et Israël, les 2 mamelles des drones français de surveillance de théâtre
La nouvelle programmation militaire 2014-2019 du 18 décembre 2013 (5) « adapte notre défense à l'avenir et aux conflits de demain. » sans les opposer. « Elle conforte la priorité accordée au renseignement en prévoyant l'acquisition de satellites d'observation et d'écoute, ainsi que des drones de diverses catégorie. »

Vers l'horizon 2025, le politique nous affirme que les forces terrestres offriront une capacité opérationnelle de l'ordre d'une trentaine de drones tactiques, les forces aériennes comprendront 12 drones de surveillance de théâtre (6) (7) .
Les drones de théâtre de moyenne altitude et longue endurance (MALE) sont employés prioritairement au niveau du commandement des opérations mais la France accuse un « retard » capacitaire dans ce domaine en terme d'équipement et de solution industrielle pour leur construction.
Les seuls équipements disponibles sont produits aux Etats-Unis et en Israël.

Au 30 juin 2014, l'armée de l'air comptent 6 drones (vecteurs aériens) :
4 Harfang / 2 Reaper.

>Les forces armées françaises sont actuellement équipées du Système Intérimaire de Drone MALE (SIDM-Harfang) élaborés par l'entreprise Cassidian France (groupe EADS) sur la base d'une collaboration avec Israel Aerospace Industries (sur la base du porteur israélien Eagle réalisé par IAI).
La France a déployé ce système depuis 2008 en Afghanistan, en Libye et plus récemment au Mali et elle l'a utilisé pour plusieurs missions intérieures (14 juillet 2012, G8 de Deauville en 2011, visite du Benoit XVI à Lourdes)

>Le système Harfang approchant de sa fin de vie opérationnelle, et en l'absence d'offre européenne sur ce segment, les nouvelles acquisitions (une dizaine) se feront « sur étagère » américaine dans la continuité des 2 drones MQ-9 Reaper acquis en urgence en 2013 à l'industriel américain General Atomics. (GAASI)
(la France a également mené des négociations avec les Israéliens pour le drone Héron-TP)
Le premier vol du système MQ-9 Reaper, opéré par l'escadron de drones 1/33 Belfort de la BA 709 de Cognac, a eu lieu en janvier 2014.
Les drones tactiques, employés en appui direct des opérations aéroterrestres ou aéromaritimes, ne sont pas en reste de coopération internationale avec Israël : Thales prépare son drone tactique "Watchkeeper", développé en partenariat avec l'armée britannique. Le Watchkeeper s'appuie sur le transfert des technologies de "Hermes 450" de l'israélien Elbit Systems.

Vols assassins au-dessus de lignes directrices

La profession de mauvaise foi (8)
En juillet 2013, la Commission européenne a émis des lignes directrices qui rendent les entités israéliennes établies dans le territoire palestinien occupé, ainsi que tout projet mené dans ce territoire, inéligibles aux subventions, prix et instruments financiers financés par l'UE à partir du 1er janvier 2014.

L'Union Européenne et Israël sont parvenus, le 26 novembre 2013, à un accord garantissant que les dispositions du programme H2020, HORIZON 2020, programme cadre de l'Europe pour le financement de la Recherche et de l'innovation sur la période 2014-2020, ne s'appliqueraient pas aux Territoires occupés par Israël depuis juin 1967.

L'article 2 de cet accord prévoit en effet qu'en cas de violation des droits de l'Homme, les échanges peuvent être suspendus
La France énonce une position claire : Israël doit - conformément au droit international - être distingué des Territoires occupés. La colonisation est illégale au regard du droit international.

Dans son sillage, elle relance le Haut conseil franco-israélien pour la science et la technologie (visite présidentielle en novembre 2013)?
Les drones assassinent extra-juridiquement
>>Même si les sociétés et universités ont leur siège en Israël, il n'en demeure pas moins que le tragique théâtre de leur démonstration de force et de destruction est la Palestine.
(Elbit Systems Ltd., Haifa ? IAI, Tel Aviv Ben Gurion International Airport)
>>Même si les chiffres de la mort par drone n'occupent jamais l'affiche, dans les coulisses du show, ils garantissent l'efficacité, l'opérationnalité et stimulent les ventes sans conditions particulières.
De même qu' Human Rights Watch et Amnesty International dénoncent les violations des droits humains commises par les drones au Yémen et au Pakistan par les USA -
"Le secret entourant le programme des drones donne au gouvernement américain un droit de tuer supérieur aux tribunaux et aux normes fondamentales du droit international", affirme Mustafa Qadri, analyste pour Amnesty International au Pakistan (9)

On constate qu'Israël mène des attaques notamment de drones visant délibérément des civils ou des biens de caractère civil (logements, centres médicaux, écoles, bâtiments publics?), ce qui constitue des crimes de guerre.
Parmi les victimes mortes ou blessées,

Avant l'été meurtrier de 2014,
Le 21 novembre 2012, à Gaza, Mahmoud, 13 ans, a été tué dans la rue tout près de chez lui dans le quartier d'Al Manara, touché par un missile tiré par un drone israélien. Il n'avait sur lui qu'une pièce de monnaie, avec laquelle il allait acheter un stylo pour sa petite s?ur. (10)
Depuis cet été, le conflit a fait plus de 2.000 morts parmi les Palestiniens parmi lequel Mohammed qui se remet de son amputation : Il a été frappé le 30 juillet dernier à Cheyjaia par un drone israélien qui a tué 3 de ses enfants. (11)
Alors Show, investissement, destruction ou Boycott, désinvestissement et sanctions ?

Respirer plus fort que le souffle du bourreau et que le bruit des drones !

Salutation Anti-fascistes !

Le collectif Contre Les Abus Policiers - Bordeaux - C.L.A.P33
http://clap33.over-blog.com/

(1) http://www.adsshow.eu/
Aéro Défense Support ou MCO Aéronautique de Défense
Le maintien en condition opérationnelle (MCO) peut être défini comme l'ensemble des moyens (matériels, techniques, humains ou financiers), procédures et prestations nécessaires pour qu'un matériel reste, durant sa durée d'utilisation, apte à l'emploi qui lui est assigné.
La cohérence du nouveau modèle d'armée défini par le Livre blanc 2013 nécessite que ses capacités, moindres, soient pleinement opérationnelles.

(2) http://www.uavshow-europe.com/
(3) Parmi tant d'autres articles de la presse économique
Mérignac Magazine n°60 ? P 8 et 9 ? Grand beau sur l'aéro
http://www.merignac.com/sites/defau?
http://www.merignac-capitale-aerona?
http://www.merignac-capitale-aerona?
http://www.lacub.fr/actualite/uavad?
(4) Non à la présence israélienne au Salon des drones à Mérignac - 10 septembre 2014
http://coordinationbds33.blogspot.f?
Le politique
(5) http://www.assemblee-nationale.fr/1?
(6) http://questions.assemblee-national?
(7) http://questions.assemblee-national?
(8)
http://questions.assemblee-national?
http://questions.assemblee-national?
http://questions.assemblee-national?
http://questions.assemblee-national?
http://questions.assemblee-national?
(9) http://www.france24.com/fr/20131025?
(10) http://www.amnesty.org/fr/news/year?
(11) http://www.franceinter.fr/depeche-gaza-compte-ses-mort-mais-aussi-ses-blesses

Wed Sep 10, 2014 08:42 (fr)
Lundi 15 septembre à 19h15, ?rendez-vous au ?Kino-Ciné? ?pour ?l?a première soirée spéciale de la saison? : ?COMRADES?, ?notre ?film ?(re) découverte du mois, coup de coeur ?et ?nouvelle ressortie de Bill Douglas, auteur de la magnifique trilogie sur l'enfance que nous vous avions proposé?e? l'année dernière, ?sera accompagné d'une intervention de Raphaël Nieuwjaer? de ?la Revue Débordements. ? « Après sa trilogie sur l'enfance ce magnifique film inédit en salles jusqu'à cet été confirme l'importance de ce cinéaste (...) - agenda / syndicats, europe, répression judiciaire

Lundi 15 septembre à 19h15, ?rendez-vous au ?Kino-Ciné? ?pour ?l?a première soirée spéciale de la saison? :
?COMRADES?, ?notre ?film ?(re) découverte du mois, coup de coeur ?et ?nouvelle ressortie de Bill Douglas, auteur de la magnifique trilogie sur l'enfance que nous vous avions proposé?e? l'année dernière, ?sera accompagné d'une intervention de Raphaël Nieuwjaer? de ?la Revue Débordements. ?

« Après sa trilogie sur l'enfance ce magnifique film inédit en salles jusqu'à cet été confirme l'importance de ce cinéaste qui nous livre une splendide fresque sur le drame de la classe ouvrière à travers l'histoire des martyrs de Tolpuddle déportés en Australie. »

Wed Sep 10, 2014 04:14 (fr)
Serrer les boulons » et desserrer son pantalon ? Résistons Ensemble no 133 / Septembre 2014 Le bulletin no 132, juillet/août 2014 du petit journal mobile recto-verso A4 du réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires est sorti. Pour lire l'intégralité et télécharger ce bulletin mis en page au format pdf : http://resistons.lautre.net/. « Serrer les boulons » et desserrer son pantalon Cazeneuve veut « serrer les boulons » avec l'énième loi « antiterroriste » qui sera discutée (...) - analyses / lois sécuritaires, violence policière, contrôle social, répression judiciaire, répression policière

Serrer les boulons » et desserrer son pantalon ? Résistons Ensemble no 133 / Septembre 2014

Le bulletin no 132, juillet/août 2014 du petit journal mobile recto-verso A4 du réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires est sorti. Pour lire l'intégralité et télécharger ce bulletin mis en page au format pdf : http://resistons.lautre.net/.

« Serrer les boulons » et desserrer son pantalon

Cazeneuve veut « serrer les boulons » avec l'énième loi « antiterroriste » qui sera discutée en septembre. Sous prétexte d'empêcher le départ de « centaines » de jeunes pour le jihad, le projet prévoit contrôle d'internet, espionnage des ordinateurs chez soi, interdiction de quitter le territoire, retrait de passeport, arrestations préventives? La méthode est bien rodée : la loi Sarkozy en 2003 prévoyait le fichage ADN réservé aux seuls pédophiles, maintenant tout le monde est fiché pour la moindre bricole. L'interdiction des manifs pro-palestiniennes, c'est du jamais vu depuis la guerre d'Algérie ; il n'y a eu « que » deux manifs interdites rétorque le pouvoir, mais l'important pour lui c'est d'ancrer dans la tête des gens que la rue peut être interdite par « la force de la loi » et par les provocations et violences policières et judiciaires (tirs de flashball, gazages, interpellations, peines de prison lourdes?).

Une fois les « boulons serrés », le terrain de la répression étatique étant bien préparé, le petit personnel peut se présenter devant les « patrons » du MEDEF. Quand on « s'aime » comme Valls et le MEDEF, c'est réciproque, même Sarkozy n'a pas eu droit eu une telle « standing ovation ». Une fois leur pantalon baissé, les « socialistes » sont prêts à tout : la sécu, les 35 heures, les conventions sociales, les droits des chômeurs, le SMIG « jeune »? tout est offert aux patrons.

On pourrait penser qu'il n'y a pas de place pour deux pieds dans une même chaussure, mais la gôche et les patrons réussissent cette prouesse : ils chaussent les mêmes souliers. Valls, lui, s'est chargé du cirage.

Quant au FN, il jubile, normal. Tout fout le camp, UMP, PS, Front de gauche? Marine Le Pen, en fine politicienne, a compris que le FN n'a qu'à tendre son escarcelle, le fruit pourrissant de l'État va tomber dedans. L'hypothèse d'une dissolution fait son chemin dans les esprits et elle peut se présenter comme la seule à pouvoir sauver l'État des patrons, d'ailleurs elle-même s'est dite prête à « cohabiter » avec Hollande. Les uns et les autres font encore la fine bouche, mais quand il va falloir « sauver la République », (c'est-à-dire l'État) le patronat crachera dans le bassinet et la soutiendra, comme dans les années 30 en Allemagne.

C'est vrai, ce n'est pas rigolo, mais le film n'est pas encore fini. Nous pourrons encore être les plus forts, à condition qu'on se détache, dans les têtes et dans les luttes réelles, de toute cette pourriture.





Au sommaire



- « Serrer les boulons » et desserrer son pantalon

- USA : La « Self Defense » s'organise

- [ C H R O N I Q U E D E L ' A R B I T R A I R E ]

Morts par la police

L'État assassine et la police s'en donne à c?ur joie

Plus jamais ça ?

La Cantine hors les murs

Les postiers des Hauts-de-Seine

« Violence en réunion avec flashball »

Acharnement de la justice sur les manifestant-E-s du 22 février anti-ayraultport

La justice ordinaire

- [ R I P O S T E dans les quartiers populaires ]

- [ A G I R ]




Fri Sep 05, 2014 11:23 (fr)
Dimanche 7 septembre 2014 a lieu à Calais une manifestation organisée par un groupe d'extrème-droite local, qui prétend rassembler des "personnalités". Plus d'infos ici : https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/2014/08/21/sep-5-7-weekend-of-a... Une contre manifestation est organisée une heure avant par l'Action Antifasciste NP2C : (...) - agenda / luttes des sans-papier-e-s, antifascisme, sans frontières

Dimanche 7 septembre 2014 a lieu à Calais une manifestation organisée par un groupe d'extrème-droite local, qui prétend rassembler des "personnalités". Plus d'infos ici : https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/2014/08/21/sep-5-7-weekend-of-a...

Une contre manifestation est organisée une heure avant par l'Action Antifasciste NP2C : http://luttennord.wordpress.com/2014/08/29/calais-7-septembre-rassemblement-d...

Une rencontre "Foot du Monde" autour du football aura lieu à 14h, organisée par des associations, groupes et individus qui soutiennent les migrant-es à la Citadelle, sur le lieu où tous les dimanche les migrants ont l'habitude de se rencontrer pour s'entraîner et jouer au foot. Voir ci-dessous le descriptif et le informations pour trouver le lieu à Calais.

Si vous voulez participer à un covoiturage au départ de Lille, il y en aura un qui partira de la place Mont de Terre à Lille, dimanche 7 septembre à midi. Si vous avez des places ou cherchez des places, vous pouvez contacter le collectif Plancton à cette adresse : plancton herbesfolles.org

Descriptif de la Plateforme de Service aux Migrants : http://www.psmigrants.org/site/calais-tournoi-de-foot-contre-le-racisme-et-en...

A Calais, là où certains établissent des barrières (réelles ou imaginaires) entre les calaisiens d'un jour (les exilés) et les calaisiens de toujours (les habitants), un petit groupe de bénévoles et militants motivés lance cette idée de rencontre autour du football dimanche après-midi 07.09.2014, de 14h à 18h, à la Citadelle.

Le « Foot du Monde » aura lieu à la Citadelle, sur le terrain public où des exilés jouent chaque dimanche. Pour ceux qui ne connaissent pas, l'entrée sur le site est coté avenue de Coubertin, face à la grande gendarmerie : il y a un parking derrière la première enceinte. Et le terrain est au bout de ce parking (à gauche après la première voûte).

Au programme également : musique, « open mic », espace « café/thé », etc?.

N'hésitez pas à venir pour jouer, boire un thé, discuter, etc?

Pour s'inscrire ou pour tous renseignements,

contactez le 06 27 93 74 52 ou calais.ouverture.humanite gmail.com

Wed Sep 03, 2014 09:19 (fr)
Après cinq mois d'incarcération à Rennes, Christine a connu un nouveau transfert disciplinaire fin juin. Elle est pour l'instant à Fleury-Mérogis, semble-t-il en attendant qu'une place se libère au Centre de Détention (CD) de Poitiers-Vivonne. Depuis février 2014, Christine était donc incarcérée au CD pour femmes de Rennes, arrivée en transfert disciplinaire depuis Réau en banlieue parisienne (voir ici les événements précédents). Après la tension de Réau (mitard, violences physiques et humiliations de la (...) - non locales / prisons, répression judiciaire

Après cinq mois d'incarcération à Rennes, Christine a connu un nouveau transfert disciplinaire fin juin. Elle est pour l'instant à Fleury-Mérogis, semble-t-il en attendant qu'une place se libère au Centre de Détention (CD) de Poitiers-Vivonne.

Depuis février 2014, Christine était donc incarcérée au CD pour femmes de Rennes, arrivée en transfert disciplinaire depuis Réau en banlieue parisienne (voir ici les événements précédents). Après la tension de Réau (mitard, violences physiques et humiliations de la part des matons), le climat change à Rennes. Il faut dire que cette taule, souvent présentée comme un modèle, tient à conserver son image. Mais c'est bien d'image dont il est question. Le mode de gestion des détenues y est peut être différent mais plus bien plus insidieux.
Absence de Quartier d'Isolement et de régime « portes fermés », le changement sur le quotidien n'est pas des moindre. Sitôt arrivée, Christine s'inscrit aux nombreuses activités que propose l'Administration Pénitentiaire (AP), (cours de langues, journal interne, sport, jardin, ?). Les Unités de Vie Familiale (UVF) sont facilement obtenues et les jours de mitard tombent moins rapidement et sont un peu moins nombreux (près 40 jours en 5 mois, contre plus de 200 jours en 15 mois dans les taules précédentes). Mais, contrairement à ce dont se vante la direction, il ne s'agit pas là d'altruisme ni d'une « humanisation » de la détention, mais seulement de dispositifs tendant à mieux faire accepter cette détention. Pour les détenues récalcitrantes, la suppression de ces nombreux « avantages » sert de moyen de chantage pour les faire rentrer dans le rang. Une manière de faire en sorte que même derrière des barreaux et des murs de béton, il puisse encore y avoir quelque chose à perdre.
Et cela n'a pas raté. Rapidement, Christine s'est vue restreindre puis interdire l'accès au cours de langue, au jardin et au journal interne (au cynique nom : « Citad'elles »). Constamment l'AP menace de refuser un parloir double, une UVF. Malgré cela, Christine ne se démonte pas.
Mais fin juin, l'AP de Rennes s'en débarrasse par un nouveau transfert disciplinaire. Bien qu'officiellement affectée au CD de Poitiers-Vivonne, elle est placée en transit à Fleury-Mérogis le temps qu'une place s'y libère.
Arrivée à Fleury, comme ailleurs, elle refuse de donner ses empreintes et de prendre la carte de circulation et refuse aussi les fouilles et palpations. Là, le mode de gestion des détenues est plus proche des établissements précédents que de Rennes. Elle rentre direct au mitard et n'en sort que quelques jours à chaque fois (car limité à 30 jours maxi consécutifs), le temps d'une autre commission de discipline, puis elle y retourne. Chaque déplacement se fait avec une escorte de matons casqués où Christine ne manque pas de se faire molester (plusieurs points de sutures à l'index dès son arrivée).
Le passage de transit à Fleury ne doit officiellement pas dépasser 3 mois mais devrait certainement aller jusqu'au 26 septembre (à 13h30 Pôle2, chambre9), date à laquelle Christine doit passer devant la Cour d'Appel de Paris suite à l'appel du parquet sur son procès de Melun début mars 2014 (voir ici et ici à ce propos).

D'ici là, pour lui écrire à Fleury :

Christine RIBAILLY
écrou 413326
MAF-QD
7 avenue des peupliers
91700 FLEURY-MÉROGIS

Ci-dessous des extraits de ses dernières lettres. D'autres extraits sont aussi lisibles ici


Rennes, dimanche 1er juin
Salut !
[?] Comme promis, voici le récit et les documents à propos du projet « jardin potager ».
Au CD de Rennes, l'aumônerie gère un petit jardin attenant à la chapelle où poussent des fleurs pour la décoration de l'église. Une dizaine de filles y vont le samedi matin et cultivent aussi quelques fraises ou pieds de menthe sous la houlette d'un moine jardinier. La première fois que j'y ai suivi une fille, l'aumônerie en chef m'a dit « Je dois d'abord signaler ta présence à l'AP ». Mais la semaine suivante, alors que j'arrivais pleine de bonne volonté pour me salir les mains, elle m'a dit que le chef de détention avait refusé de me mettre sur la liste. J'ai alors exigé un RDV. Il y avait l'adjoint du chef de détention (absent depuis 3 mois) et le directeur que je voyais pour la première fois. Ils m'ont sorti une histoire totalement bidon comme quoi je risquais de m'évader du jardin (un 1er mur de 2,5m, aussi haut qu'en promenade, réhaussé de fils électriques puis un 2ème de 4m) avec l'aide de mon « comité de soutien ». Leur fantasme était si costaud qu'ils m'ont même parlé d'une évasion que j'avais déjà faite lors d'une extraction ! Il a fallu un bon mois pour que je revois Bidet (le dirlo) dans les couloirs et qu'il reconnaisse que c'était du pipeau?
En attendant, je suis allée à l'aumônerie le samedi matin, sans avoir accès au jardin, me contentant de fumer ma clope sur le haut des escaliers. Lors du café traditionnel à 11h, je parlais avec les jardinières. On a décidé de rédiger un projet pour avoir un potager plus conséquent et même un poulailler. Je suis allée taper ce texte à la Cyber-base pour que ce courrier ne soit pas écrit de ma main. Un mois après que la direction l'ait réçu, on n'avait toujours pas de réponse. De mon côté, je n'avais toujours pas accès au jardin, l'aumônière refusant de m'écouter et faisant le valet de l'AP.
Le 14 mai, j'ai revu Raoul1 et Bidet. Ils m'ont officiellement interdit l'accès au jardin (et au journal interne [Citad'elles] pour faire bonne mesure) mais m'ont demandé de prévenir les filles intéressées qu'une réunion aurait lieu le 30 à propos des projets agricoles. J'ai fait une grosse propagande et suis allée imprimer une affiche pour mettre dans toutes les divisions pour prévenir tout le monde. Raoul m'a alors interdit de les afficher et 2 jours plus tard une note de service disait qu'il fallait s'inscrire auprès du chef de dét' pour aller à la réunion. Bidet avait aussi décidé qu'une seule d'entre nous devrait être « représentante » de sa division (une division c'est maximum 20 filles, il y a 11 divisions au CD où on est 200). C'était une jolie forme de censure?
À la division B2, on était 9 à être intéressées, on a fait une liste commune et attendu. Dans les autres divisions, il n'y a eu que des demandes individuelles. Puis on a eu la liste des personnes autorisées. J'en faisais partie avec C., une autre fille du B2. On a alors organisée une assemblé générale. J'avais fait une affiche que j'avais mise dans les communs et qui a été arrachée plusieurs fois par les surveillantes. À la fin, j'ai obtenu gain de cause car rien n'interdit d'afficher sur les panneaux, même si les « actions collectives », (qu'ils ont pourtant motivées !) les dérangent.
À l'AG, on était 6 car les matonnes avaient dit [à d'autres] « Si vous ne voulez pas d'ennuis, ne vous mêlez pas de ça ». Il a été décidé en 20 min et sans un éclat de voix, que C. et moi étions déléguées par le reste des filles intéressées.
À la réunion le 30, on était 11 filles (à la divison B1, elles étaient 2 à s'être inscrites et à être présentes, il y avait aussi une représentante du journal interne, 3 divisions n'étaient pas représentées, Bidet a mené ça d'une main de maître, un parfait politicien. On n'a rien obtenu de ce qu'on voulait : la participation ne se ferai pas sur la base de groupes affinitaires mais par une liste validée par l'AP (comme au « jardin du curé » ou à « Citad'elles » dont je m'étais faite virée), le poulailler est reporté aux calendes grecques parce que Bidet « n'a pas envie de faire des papiers avec le ministère de l'agriculture » et la surface qui nous est allouée est ridicule (8x6m, soit le 1/3 du jardin du curé »). Mais la plupart des filles ont été flattées d'être écoutées, elles voyaient là « un début sur lequel on pourra continuer ». Elles ont proposé de faire des courriers de demande de sponsors aux grosses boites locales (GamVert, Truffaut,?) pour obtenir les 10m de clôture, le petit abri pour les outils, les dits outils et quelques semences. Le directeur a promis de nous laisser une salle 2h par semaine pour qu'on travaille ce courrier et qu'on se reverrait à la fin juin pour qu'il le valide et nous explique l'échéance des travaux de dessouchage qu'il faut faire au préalable.

Voilà comment une initiative spontanée est récupérée, comment on passe d'un projet autogéré à une opération de promotion du SPIP [Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation : service sociaux de la justice] et de l'AP, comment l'AP obtient notre collaboration active. Ce projet (dont Bidet m'avait déclaré meneuse) ne m'intéresse plus du tout dans ces conditions. C'est aussi le cas des basques à qui on a fait un compte rendu (avec arrachage préalable des affiches par la matonnerie qui ne perd pas la main).
[?]

Je reprends cette lettre lundi matin, en attendant l'ouverture pour aller au sport. Je suis encore arrivée à améliore mon score au rameur : 8min 23 pour 2000m. J'en ai bien chié, mais je continue à penser que je peux encore gagner 10 sec : faut bien trouver de quoi s'occuper.
Je passe au prétoire après-demain à propos d'un refus de fouille systématique à l'entrée au mitard il y a un mois. J'espère que le commis d'office aura un peu de courage. Ce qui est important c'est que Raoul m'a promis que, quelle que soit la sanction, j'aurais le parloir et l'UVF avec mes parents. Ils ont encore 2 CRI [Compte Rendu d'Incident] en stock qu'ils auraient très bien pu passer en même temps. Ils se gardent des réserves?
[?]

Christine

PS : le journal « Citad'elles » est visible sur le site des établissements Bollec [http://etablissementsbollec.com/?p=683], association qui en tire le plus de profit. Sur 3 articles que j'avais proposé, 2 ont été censurés et le dernier [« La maison-monde »] a une mise en page dégueulasse.

Rennes, dimanche 15 juin 2014
Salut !
Je suis dans la cour du mitard, seule et au soleil. Si je n'avais pas promis au prétoire de mercredi de faire gaffe à ne plus les provoquer en échange d'une suspension dans la menace de transfert, je retirerais bien le tee-shirt pour en profiter en plein?
[?]
Cette semaine n'a pas été facile. [?] il y a eu une nouvelle provocation de la matonnerie qui m'a envoyée au mitard samedi soir. J'assumais très bien de leur causer plus de travail jusqu'à ce qu'ils me disent que, du coup, l'UVF de mardi avec mes parents était supprimé. J'étais aussi triste qu'en colère, dégoûtée. Ma mère, que j'ai vue au parloir 2h30 le lundi était aussi démontée par cette annonce. Le prétoire de mardi 10h (alors que l'UVF était prévu à 10h30) a conclu à 4 jours de mitard que j'avais déjà fait. J'ai donc pu voir mes parents du mardi 14h au mercredi 10h30. [?]
Mais pour avoir « gagné » cet UVF, qu'est ce qu'on a dû subir de pression et de mépris avant? Et encore, s'il n'y avait pas eu l'assesseur civil, Bidet aurait saisi l'occasion pour organiser un transfert disciplinaire.
Donc mercredi, je quitte l'UVF à 11h et je vais au prétoire [?]. Je suis encore passée pour 4 autres CRI. Pour 2 d'entre eux c'est des intervenants (diététicienne et prof d'espagnol) qui avaient eu peur sans raison alors que j'essaye de discuter d'adulte à adulte avec elles et qui avaient appelé la matonnerie à la rescousse comme avait fait la SPIP il y a 2 mois. Un autre était dû à une matonne qui m'avait refusé la cour de promenade à 17h, alors qu'on y avait le droit depuis un mois : je me suis glissée sous son bras, sans la toucher. Pour ça, j'ai eu une nouvelle interdiction (comme Citad'elles et le jardin du curé) d'aller en cours d'espagnol et 7 jours de mitard avec sursis. Là encore, rien n'est réglé pour l'accès à la promenade à 17h, après le sport. Il y a aussi un jour où j'ai refusé la fouille à poil avant d'aller au mitard. C'était la 4ème ou 5ème fois que j'y allais et ils ne m'avaient jamais imposé ça, de plus, depuis 2009, les fouilles doivent être justifiées et je ne suis pas suicidaire. J'avais tous les documents à l'appui, mais ils voulaient démontrer qu'ils sont les plus forts et se foutent de la loi. J'ai donc pris 10 jours et je suis en train de les faire, jusqu'à vendredi. Durant cette partie du prétoire, briefée par mes parents, de leur envie de transfert, je leur ai promis ce qu'ils attendaient : ne plus leur chercher des poux dans la tête, faire profil bas. Le dirlo, qui sait que je ne mens pas, l'a entendu et sait ce que ça me coûte. Du coup, et là c'est rigolo, il m'a demandé de vider mes poches à l'audience avant de dire « Messieurs, la fouille ne sera donc pas nécessaire cette fois ». Je lui ai quand même dit que je ne lâchais pas l'affaire sur ce point de droit et j'ai demandé à mon avocat de faire un recours à la DI [Direction Inter-régionale de l'AP] puis au TA [Tribunal Administratif]. [?]
Bref, j'en suis revenue à la situation de Bapaume où j'avais promis de ne plus me lancer dans des provos juste pour le plaisir de les faire chier. J'avais tenu ma parole mais ils n'avaient pas voulu le voir, continuant à m'interdire l'accès au téléphone pour l'avocat jusqu'au jour où ils m'ont envoyée à Séquedin parce que je témoignais de ce que ma voisine subissait. Je m'étais affranchie de cet engagement parce que j'avais vu que les limites étaient plus loin ici, avec l'obtention assez facile des UVF et l'absence de QI ou « portes fermées ». J'avais pu reprendre ce jeu qui m'amusait bien de leur mettre le nez dans leur propre caca. Je m'étais quand même imposée des limites : celles que je considère comme le respect (« Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse »). Je ne suis donc pas allée à l'affrontement physique, n'ai (guère) insulté que les menteurs, n'ai jamais menacé qui que ce soit, bien sûr pas de deal ou de vol auprès de mes voisines. D'ailleurs, je n'ai pris ici quasiment que des peines de maximum 1 semaine pour « refus d'obtempérer », aucune pour « violences ».
Donc là, j'en suis à me faire bien chier. C'était un bon jeu de chercher à les coincer à chacune de leurs conneries. Bien sûr, je risquais le mitard, mais ça fait longtemps que ça ne me fait plus peur? Par contre, je ne peux pas imposer à mes parents un transfert dans une taule où il n'y aura pas d'UVF. Et puis moi aussi, je préfère les promenades dans l'herbe qu'au QI. Je sais quand même que je me suis faite achetée et ça me fait chier. Je sens que les mois à passer ici vont être encore très longs : ce n'est pas le rameur qui va compenser cette énergie là?
Bidet aurait bien voulu que je la mette dans le projet jardin. Il l'a même dit à mes parents, après avoir appris après la lecture d'une de mes lettres que je me désinvestissais de ce projet qui lui permettrait juste de peaufiner son image et n'avait plus rien à voir avec ce qu'on avait proposé.
[?]

Christine

Fleury-Mérogis, dimanche 6 juillet
Salut !
[?] Tu arrives à me lire ? L'index est encore emmailloté et raide mais je coince le stylo avec le majeur et ça marche plutôt bien. On doit retirer les fils demain (6 points quand même). Je devais faire une radio de contrôle pour savoir s'il n'était pas fêlé (je ne crois pas) mais ça a été reporté : sûrement en même temps demain, quand la toubib (honnête) leur aura mis un coup de pression?
[?]
[Je connais déjà le mitard de Fleury.] En fait, c'est la première cellule que j'ai vue (à part celle d'attente au greffe). J'ai bien sûr refusé les empreintes digitales, biométriques et photo à l'arrivée. Ils ont joué les gros bras, faisant une photo assez rigolote de ma tronche grimaçante, avec épaule en arrière, 2 mains gantées sur le cou, 1 main tirant les cheveux en arrière? Une vraie pub pour Guantanamo ! J'avais accepté d'aller seule au mitard pour calmer le jeu après avoir ruiné leur espoir d'avoir des empreintes à l'encre utilisables. Mais là encore, ils n'ont pas voulu avoir mis les équipements anti-émeutes (casques, cuirasses pare-coups?) pour rien et se sont ridiculisés à m'y porter. Toute l'AM, ils se sont vengés en m'y laissant sans rien (ni lunettes, ni tabac, ni bouquins, ni même repas). Ça s'est calmé avec la gamelle le soir et la visite « arrivante » chez le toubib qui m'a reçue seule (pas comme à Sequedin).
Le lendemain, j'ai demandé plusieurs fois le transistor auquel on a le droit au QD [Quartier Disciplinaire] mais ils faisaient comme à Réau : « on en a pas, ils sont tous cassés et d'ailleurs il n'y a pas de réseau ». Donc le dimanche, j'ai bloqué la promenade à 11h et ils m'ont rentrée de force (mais sans boucliers et menottes). Le lundi, rebelotte, d'où le doigt dans la porte. Ils m'ont laissée sans soins durant 2h, juste pour savourer leur vengeance alors qu'ils voyaient que ça saignait.
A 14h, je devais passer au prétoire, mais avant ils m'ont quand même laissée aller à l'infirmerie où la médecin m'a recousue avec une anesthésie locale, du beau travail. Puis, bien que (et peut-être parce que) je n'avais pas d'avocat malgré ma demande, ils ont décidé un report de la commission de discipline et donc une levée de prévention.
Je me suis donc retrouvée au quartier arrivant. La cour était aussi minable que celle du mitard mais on pouvait y être 4h par jour et en groupe. Ils nous réveillaient aussi toutes les heures la nuit, mais la cellule avait une grande fenêtre d'où on voyait des oiseaux (pas de fenêtre du tout au mitard). J'y suis restée jusqu'à jeudi 13h30, avec un bon contact avec mes voisines, tout juste arrivées de GAV et complètement paumées, ayant besoin de beaucoup d'infos et d'aide pour les courriers.
Donc jeudi, nouveau prétoire. Il y avait un commis d'office à qui j'ai un peu appris son boulot et qui a été choqué de la violence utilisée. Est-ce à cause de ça ? Je n'ai pris « que » 7 jours. Comme j'en avais déjà fait 4 et qu'ici on sort le matin (et pas le soir comme à Rennes), dès samedi 9h j'étais dans la cellule du quartier des condamnées, dans l'aile 6E.
Durant ces 2 jours, j'ai continué à me battre pour avoir le transistor (que j'ai finalement obtenu vendredi à 18h) et refuser les fouilles systématiques. Ça m'a valu 3 CRI qui seront audiencés mardi à 14h. J'ai demandé à mon avocat d'être là, je ne sais pas encore s'il sera disponible. Je risque 30 jours car ils m'accusent de violences (ça faisait longtemps !). Les bricards hommes sont particulièrement remontés contre moi car je mets leur légitimité de mâles (faire peur aux taulardes) en cause. Là encore, je n'ai eu mes livres et mes médicaments (j'avais mis le tabac dans les poches en prévention) que 18h après le prétoire?
Depuis que je suis dans l'aile 6E (l'étage du 6ème couloir), une des ailes des condamnées, la pression ne baisse pas vraiment. Je suis, bien sûr, seule en cellule (bien plus grande qu'à Rennes soit dit en passant), privilège des « emmerdeuses » que j'ai toujours eu. Pour me mettre en promenade ou me servir la gamelle, ils sont constamment en surnombre (au moins trois selon la directive, mais jusqu'à 8 quand c'est un bricard homme qui gueule). En fait, la différence avec Sequedin c'est qu'ici il n'y a pas de QI?
Je ne sais pas combien de temps je vais rester à Fleury. Certes, c'est lourd pour eux et ils stressent (surtout les plus cons). Mais il y a un procès à la cour d'appel de Paris le 26/09 et ils voudront peut-être économiser un transfert depuis Poitiers. Dans ce cas, pour parer à l'absence de QI, ils peuvent motiver du QD à gogo. Ca me fait un peu chier. D'abord parce que je ne vais pas pouvoir le cacher éternellement à ma mère. Ensuite parce que j'ai retrouvé ici une fille avec qui je m'entendais bien à Réau et que j'aime mieux les promenades avec elle que toute seule. Enfin car il y a un stage de théâtre du 17/07 au 6/08 et que ça occuperait mieux que la branlette? [?]


Fleury-Mérogis, vendredi 18 juillet

Salut !
[Mardi 8] à 14h, j'avais un nouveau prétoire. Il n'y avait que 2 CRI : un refus de retour de promenade du QD pour négocier le transistor (que j'ai eu le dernier soir) et une « violence sur agents ». En fait, le jeudi 3, lors du 2ème prétoire pour le refus de fichage, ils m'ont ordonné une fouille à nue. J'ai essayé de négocier, expliquant au chef de détention que les fouilles devaient être justifiées. Il m'a sorti une note de service disant qu'elles étaient systématiques à l'entrée du QD. J'ai alors accepté en échange d'une photocopie de cette note pour que je puisse l'attaquer au TA, comme celle de Rennes [?]. Il n'y avait qu'une matonne avec moi dans la salle . Elle faisait du zèle : elle a retiré les lacets des tennis, voulait examiner le slip (comme s'il y avait une poche !) que j'avais de moi-même baissé jusqu'au chevilles pour qu'elle ait le temps de voir ma chatte et mon cul. Je lui ai alors jeté le slip et, pendant qu'elle se baissait pour le ramasser, j'ai mis mon index valide dans mon vagin. Quand elle me l'a rendu, je lui ai dit : « T'es sûre que ça suffit ? Tiens, renifle donc pour voir si j'avais planqué du shit » en lui tendant le doigt sous le nez. Elle est devenue hystérique, elle est sortie en hurlant « Me touche pas, salope ! », puis, elle a encore crié. « Je vais t 'éclater la gueule ! ». Bon, tu connais l'AP, bien que je ne l'ai pas touchée, que ça soit elle qui m'ai insultée et menacée, j'ai pris 30 jours (+ 5 confusionnées pour le refus de réintégrer).
Donc, à nouveau « Vous allez au mitard donc on va faire une fouille intégrale ». C'était d'autant plus idiot qu'ils m'avaient passé à la poêle (détecteur de métaux) et qu'ils savaient par expérience que je n'avais ni shit ni médocs. Donc j'ai refusé très calmement tant que je n'aurai pas la justification individuelle. Les matonnes, qui avaient apprécié le calme dans lequel s'était déroulé la commission de discipline, ont essayé de négocier (« on va faire vite, on vous touche pas, on obéit juste aux ordres, on ne cherche pas la merde ») durant une heure en entier.
Puis, l'heure de la gamelle arrivant, elles sont allées en référer au chef qui a envoyé 4 d'entre elles avec les casques et autant avec les gants en plastiques et autant de mecs dans le couloir.
Ils m'ont entièrement foutue à poil, arrachant et déchirant le slip, cassant le fermeture du pantalon. Écartelée, à plat ventre, j'ai eu peur qu'ils me rentrent les doigts dedans, mais leur « tournante » s'est arrêtée là. Par contre mon doigt dont on venait de retirer les points s'est réouvert et le médecin n'a pu que mettre des strips durant 10 jours (on les a enlevés ce matin, c'est propre). J'ai pu voir le toubib 1 heure après, à 19h, mais je n'ai eu me s livres et de quoi écrire que le lendemain (ça s'appelle « faire tricarde une emmerdeuse »).
Bon, depuis la situation s'est nettement calmée. J'ai mes deux promenades par jour, le transistor, le courrier timbré dans des délais corrects. En fait, l'ambiance dépend beaucoup de l'équipe de la demi-journée : les 2 bricardes femmes sont moins chercheuses de merde que les hommes qui ont envie de se bagarrer (mais toujours en surnombre, ces lâches). J'ai eu hier un retour forcé en cellule car le toubib remplaçant, comme à Sequedin, à eu peur, à cause même de ce surnombre, de tirer la porte derrière lui pour faire un semblant de confidentialité médicale. J'ai pas mal de problèmes pour correspondre avec K. car, si le courrier timbré passe bien, l'intérieur est très ralenti pour vérifier si je « n'incite pas à l'émeute ». Mais surtout, il fait très chaud au mitard, où il n'y a même pas de fenêtre (un hublot face au plafond dans le sas). Selon les équipes, ils me laissent cuire dedans ou ouvrent la porte (pas la grille hein !) voire même celle de la cour de promenade en même temps pour essayer de faire un courant d'air (qui tient d'ailleurs plus de la méthode Coué). Ce qui est très lourd, c'est le réveil toutes les heures de 19h à 7h, totalement inutile en termes de sécurité. Là, ça ne sert à rien de mettre le drap sur la grille pour boucher la vue depuis le judas car il suffit que le bricard laisse la porte ouverte à 20h pour ne plus se déplacer de la nuit (la nuit seul le chef a les clés, pas les matonnes).
Bon, ceci dit, je ne vais pas mal. J'ai plein de courrier. [?] J'ai demandé la visite de l'aumônier pour passer le temps (pour l'instant, pas de réponse). J'ai eu donc une lettre de ma prof d'Auxillia qui me propose de bosser sur la Commune de Paris. J'ai encore quelques bouquins envoyés par des potes. Le dirlo, après un coup de fil de (ou à ?) Bidet (le dirlo lâche de Rennes), m'a même « offert » 1/2heure d'entretien hier « pour comprendre ». Il m'a même dit qu'il allait demander à un psychologue (pas psychiatre, hein !) de venir causer 2 fois par semaine. Si ça lui permet d'avoir bonne conscience à ce salopard d'enfermeur, tant mieux pour lui. Moi ça me fait toujours une petite occupation hors de la cellule. Ça serait chouette s'il savait jouer aux échecs le psy?
Lundi, je vois [mon avocat] au parloir, là aussi, ça fera une « sortie ». Mais surtout on va essayer de voir comment accélérer la vraie. Il faut préparer le procès du 26 septembre, quoique la fin officielle des peines planchers devrait aider. Il faut aussi monter le dossier pour la condi. [Mon autre avocat] s'occupe des confusions, même si la 1ère demande a foiré.
[?] Je ne sais pas ce qu'ils ont en tête à propos de mon transfert sur Poitiers. Le 6 août je sors du QD, et, comme il n'y a pas de QI ici et qu'ils ont peur que je motive les filles à refuser les palpations systématiques (à chaque sortie de cellule, même s'il y a un portique à l'entrée de promenade !), je pense que tout dépendra de si d'ici là ils ont appris à respecter la loi ou non? Si ça traîne, malgré le recours au TA, je pense que le 6 au matin je prendrai le camion (même si du coup, ça fera une extraction Poitiers-Paname le 26 septembre pour l'appel). Bon, dans tous les cas, je ne ferai pas le stage théâtre ou sculpture?On verra? En attendant, je joue à « cassoulet » toute seule ;) ?
Sinon, comment ça va ? Ben pas trop mal. Je suis toujours debout, mon doigt se retape, je mange toute ma gamelle. J'entretiens ma colère et m'amuse en relevant la moindre entorse de leur part au règlement ou à la loi. Mais je fais super attention à ce que mes actions ne risquent pas d'entraîner une nouvelle poursuite au pénal.
D'habitude, quand j'ai une voisine au mitard c'est plus cool et on fait des batailles navales ou des parties de dames, chacune sur son lit (E3 ! C5 !). Mais là, j'ai récupéré pour 15 jours une toxico que c'est pas du gâteau? Comme elle me demandait pourquoi j'étais en prison, j'ai répondu, « Comme toi : un juge m'a condamnée, des gendarmes m'y ont amenée et les matons ont fermé la porte ». Cette idiote n'a pas compris le message et a insisté : « Mais pourquoi il t'a condamnée le juge ? ». Comme la réponse « il te l'a dit à toi pourquoi ? Parce qu'il était de mauvaise humeur car cocu ? Parce qu'il avait faim et qu'il voulait pas t'écouter après midi et ½ ? Parce qu'il voulait se venger de ton avocat qui l'avait humilié lors d'un autre procès ? ») ne lui a pas plu, elle a décrété que j'étais « une pédo ». C'est l'insulte majeure des procureurs de coursives dans les taules pour femmes (il paraît que chez les mecs c'est « pédé » ou « pointeur »). Du coup quand elle ne dort pas, cachetonnée, elle m'insulte. Heureusement, j'ai la radio pour couvrir ses conneries? GRR !

Christine

Fleury-Mérogis, vendredi 21 août
Le 13 août j'ai rencontré le big boss de Fleury ("J'ai 4000 personnes à gérer, mais vous êtes un cas"), comme ça avait été le cas à Séquedin. D'ailleurs, la gestion est exactement la même, le QI en moins. Comme il passait son temps à mentir, disant que j'avais cogné sur des matons à Rennes, je l'ai forcé à me promettre de me faire lire le rapport qui accompagnait mon transfert disciplinaire. Bien sûr, il n'a pas tenu parole et j'ai dû à nouveau faire pression sur le chef de détention. Mardi, j'ai pu le lire. J'y ai donc appris que "l'urgence" qui motivait le transfert c'était un mouvement de matons qui pleurnichaient à la menace de prise d'otages. Je n'ai rien fait, mais un tract syndical a du poids pour obtenir le transfert d'une emmerdeuse ! J'ai lu aussi dans ce rapport de l'AP de larges extraits d'une expertise psy faite pour le procès de Bapaume. J'avais récupéré les conclusions au greffe de Rennes : l'étanchéité justice - AP laisse à désirer? Bien sûr, je n'en ai pas une copie et ne pourrai rien faire de ces infos avant d'être libérée et que la CNIL leur ait ordonné de me laisser lire mon CEL [Cahier Électronique de Liaison]. Bref dans au moins 3 ans. J'espère qu'à ce moment-là j'aurai mieux à faire qu'à faire chier ces cons : faire naître un agneau, préparer l'apéro pour les potes, accompagner K. au collège en vélo, cueillir un bouquet de fleurs pour Maman, retaper le camion, jouer avec mon chien? "

Mon Sep 01, 2014 17:32 (fr)
Ils voulaient un défilé formidable ils seront fort minables Le 4 octobre, le canton de Genève prévoit un défilé historique pour « fêter » les 200 ans de la police Genevoise. Quelques 500 participants dont 200 policiers suisses et français traverseront le centre ville en costumes d'époque. Ne les laissons pas parader sans marquer une opposition claire à cette propagande immonde. Propagande Comme c'est souvent le cas lors de ce genre d'évènement, les autorités instrumentalisent l'histoire à des fins (...) - non locales / répression policière

Ils voulaient un défilé formidable
ils seront fort minables

Le 4 octobre, le canton de Genève prévoit un défilé historique pour « fêter » les 200 ans de la police Genevoise. Quelques 500 participants dont 200 policiers suisses et français traverseront le centre ville en costumes d'époque. Ne les laissons pas parader sans marquer une opposition claire à cette propagande immonde.
Propagande

Comme c'est souvent le cas lors de ce genre d'évènement, les autorités instrumentalisent l'histoire à des fins idéologiques pour justifier l'actuelle politique. Une politique du tout répressif, dont les conséquences sont dramatiques pour ceux qui les subissent. La prison de Champ-Dollon est remplie à presque 300% et compte déjà deux « suicides » de détenus cette année. Des cellules familiales pour sans papiers déboutés y ont été construites. Les violences policières sont monnaie courante, causant parfois la mort comme en octobre dernier à Meyrin. On peut difficilement parler de bavures vu leur fréquence et l'absence de condamnation de la part du ministère public, des médias et de la classe politique.
République policière

En 2014, le budget annuel du département de la sécurité a augmenté d'un tiers alors que les investissements dans presque tous les autres domaines ont diminué. Le MCG, deuxième parti du canton, est un véritable parti de flics, 1/3 de ses élus sont ou étaient de la profession. Pas étonnant que des budgets énormes soient votés par le parlement. La gauche, quant à elle, ne trouve pas d'autre moyen de grappiller des voies que de calquer son discours sécuritaire sur celui de la droite.
Réaction

Nous savons que ce spectacle n'amuse pas tout le monde : ceux qui ont souffert de l'enfermement, celles qui ont pris des coups, ceux qui ont subi le racisme des policiers ou simplement celles à qui une démonstration de force de l'état répressif n'inspire rien de bon.

Pour ne pas assister passif à ce défilé, nous appelons celles et ceux que ce spectacle dégoutte à rejoindre une parade festive. Soyons plus nombreuses qu'eux et démontrons que même s'ils sont nombreux au parlement la rue ne leur appartient pas.

Parade Festive contre le défilé
du bicentenaire de la police 4.10.14 Genève
13h30 Plaine de plainpalais Genève

http://danceagainstpolice.noblogs.org/

Fri Aug 29, 2014 15:11 (fr)
Déjà Gaza a quitté la Une des journaux. Les caméras sont braquées sur d'autres guerres au Moyen-Orient, en Ukraine,? ou à La Rochelle. Ne tombons pas dans le piège et maintenons la mobilisation. Nous comprenons le sentiment de fierté de la population de Gaza et de tout le peuple palestinien : une des plus puissantes armées du monde n'a pas réussi à détruire sa résistance. Malgré le déluge de feu, les massacres et la volonté du gouvernement israélien de le punir d'avoir reconstitué son unité en imposant (...) - non locales / crimes de guerre

Déjà Gaza a quitté la Une des journaux. Les caméras sont braquées sur d'autres guerres au Moyen-Orient, en Ukraine,? ou à La Rochelle.

Ne tombons pas dans le piège et maintenons la mobilisation.

Nous comprenons le sentiment de fierté de la population de Gaza et de tout le peuple palestinien : une des plus puissantes armées du monde n'a pas réussi à détruire sa résistance. Malgré le déluge de feu, les massacres et la volonté du gouvernement israélien de le punir d'avoir reconstitué son unité en imposant un gouvernement d'entente nationale, Gaza asphyxié obtient une bouffée d'oxygène. Les crimes perpétrés ont mis à nu la fascisation de la société israélienne, ce qui souligne le courage des manifestants anticolonialistes.

Ce n'est vraiment pas le moment pour le mouvement de solidarité de « lâcher l'affaire » en se berçant d'illusions sur la bonne volonté de Netanyahou ou sur un rééquilibrage par Fabius du soutien français à Israël.

Un blocus allégé n'est pas la fin du blocus, il doit être levé. Et dans le silence des médias se poursuit la colonisation, qui doit être stoppée et l'occupation qui doit être brisée. La solidarité matérielle que nous devons aux Gazaouis ne doit pas exonérer Israël de payer les destructions commises. Par les manifestations, les rassemblements, les débats, par l'amplification de la campagne citoyenne du boycott d'Israël, de ses productions et de ses institutions, nous devons exiger de nos gouvernants, de la France et de l'Europe, de véritables sanctions. L'accord d'association de l'UE avec Israël doit être rompu ou tout au moins suspendu tant qu'il sera un Etat d'apartheid et ne respectera pas le droit international ; par le rappel de son ambassadeur et la convocation de celui d'Israël la France doit signifier à cet Etat voyou qu'il se met au ban de la communauté des Humains, et que la France soutiendra la traduction des dirigeants politiques et militaires coupables de crimes de guerre devant la Cour pénale Internationale.

Bureau national de l'UJFP, 29 août 2014

Union Juive Française pour la Paix (UJFP) ? 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS

Téléphone : 07 81 89 95 25 ? E-mail : contact ujfp.org : ? Site web : www.ujfp.org

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Thu Aug 28, 2014 11:54 (fr)
Déclaration de No Borders Calais à propos des expulsions à venir et de la manifestation néo-nazi du 7 septembre prochain. Le gouvernement français envisage comme prévu d'expulser de leurs lieux de vie les migrantEs des « jungles » et du squat Fort Galloo durant la première semaine de Septembre. Plus de 1200 migrantEs de diverses nationalités vivent actuellement dans ces camps. Bien qu'ils soient loin d'être confortables, ce sont des lieux où ilLEs peuvent vivre en sécurité, organiser leur quotidien et (...) - locales / squatts, luttes des sans-papier-e-s, antifascisme, sans frontières

Déclaration de No Borders Calais à propos des expulsions à venir et de la manifestation néo-nazi du 7 septembre prochain.

Le gouvernement français envisage comme prévu d'expulser de leurs lieux de vie les migrantEs des « jungles » et du squat Fort Galloo durant la première semaine de Septembre.

Plus de 1200 migrantEs de diverses nationalités vivent actuellement dans ces camps.

Bien qu'ils soient loin d'être confortables, ce sont des lieux où ilLEs peuvent vivre en sécurité, organiser leur quotidien et où les différents soutients peuvent intervenir. Quelques 300 personnes dorment dans les 12 000 mètres carrés de l'ancienne usine, "Fort Galloo", notamment plusieurs femmes et enfants dans un espace qui leur est reservé . Des douches et des toilettes fournis par Médecins du Monde y sont installées et constituent un des rares accès à l'hygiène pour les migrantEs à Calais.

Cette expulsion massive serait une tragédie humaine, dans un contexte particulièrement dangereux .

En effet, le groupe fasciste Sauvons Calais, ainsi que le réseau identitaire de France et « l'?uvre française », organisent une manifestation "contre l'immigration" le 7 septembre. Sauvons Calais affirme sur leur page facebook qu'ils feront leur manifestation même si elle est interdite par le préfet. Et nous avons des informations fiables selon lesquelles certains groupes néonazis envisagent d'arriver quelques jours plus tôt, et de rester plusieurs jours après, pour faire la chasse aux migrantEs dans les rues de Calais. Au cours des dernières semaines, nous avons vu de nombreuses agressions brutales par des néonazis à Calais, y compris une tentative d'enlèvement d'une membre d'une association bénévole. Ces attaques vont augmenter si des fascistes arrivent de toute la France. Ce n'est qu'une question de temps avant que quelqu'unE ne soit tuéE ou grièvement blesséE.

Ainsi les migrantEs de Calais se trouveraient face à une double agression début septembre : d'abord expulsés par les CRS et les gendarmes, puis pourchassés par les fascistes dans les rues.

Il y a quelques jours, Natacha Bouchart maire UMP de Calais a créé la surprise en appelant à la création d'un centre géré par le gouvernement pour les migrants dans la ville. La réponse du gouvernement socialiste semble être : pas de négociation, juste des expulsions. Cette expulsion serait la troisième expulsion massive à Calais en quatre mois, après celles du 28 mai et 2 juillet. Ces expulsions ne sont pas une solution à la situation à Calais, et le nombre de migrantEs continue de croître. Ces expulsions créent des souffrances inutiles pour des réfugiéEs qui ont déjà échappé à des guerres et des persécutions.

Il est inacceptable que le gouvernement français soumette les migrantEs à Calais à encore plus de misère.

Il est inacceptable que le gouvernement français expose les migrantEs et les habitantEs de Calais à un état ??de guerre avec des fascistes dans les rues.

Alors que le gouvernement français livre les migrantEs à la misère et au fascisme, nous allons nous unir, nous organiser - pour le contrer.

Un appel a déjà été lancé pour un rassemblement massif d'antifascistes de toute la France et d'Europe.

Nous allons résister à l'expulsion de" Fort Galloo", ce squat est un espace sûre comme il n'en existe pas d'autres à Calais . L'abandon des lieux n'est pas une option envisageable.

Rejoignez-nous pour empêcher l'expulsion du "Fort Galloo".

Rejoignez-nous pour arrêter Sauvons Calais.

Rejoignez-nous pour être présentE dans les rues de Calais dans les jours à venir.

No Pasaran.

Pas de frontières.

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