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Wed Oct 22, 2014 12:18 (fr)
Le Kino-Ciné vous invite à rencontrer le réalisateur Sylvain George pour l'avant-première de son film VERS MADRID-THE BURNING BRIGHT : Le M-15, également appelé "Mouvement des Indignés", a vu le jour le 15 mai (d'où son nom) 2011, lorsque des dizaines de milliers d'Espagnols occupèrent la place Puerta del Sol à Madrid pour manifester leur rejet d'un système politique, économique, moral et social dans lequel ils ne se retrouvaient plus. Pendant un mois, du 5 mai au 13 juin, la place s'est transformée en (...) - agenda / europe, manifestations & occupations, critiques des médias, critique économique, luttes sociales

Le Kino-Ciné vous invite à rencontrer le réalisateur Sylvain George pour l'avant-première de son film VERS MADRID-THE BURNING BRIGHT : Le M-15, également appelé "Mouvement des Indignés", a vu le jour le 15 mai (d'où son nom) 2011, lorsque des dizaines de milliers d'Espagnols occupèrent la place Puerta del Sol à Madrid pour manifester leur rejet d'un système politique, économique, moral et social dans lequel ils ne se retrouvaient plus. Pendant un mois, du 5 mai au 13 juin, la place s'est transformée en véritable agora, où les individus pouvaient s'exprimer, se concerter, réfléchir en commun à la société qu'ils voulaient construire et aux valeurs qu'ils défendaient.
Sylvain George s'est rendu sur les lieux. Avec sa caméra, il a capté le cours de ces journées et nuits battant sur un rythme autre que celui du quotidien : la tribune libre où des orateurs d'origine, d'âge et de convictions variées se succèdent au micro, le processus lent et patient des groupes de réflexion pour mettre des mots sur ce qui n'a pas encore été défini, les votes à main levée, les happening spontanés, les charges policières?
Après LES ECLATS & L'IMPOSSIBLE (2009) et QU'ILS REPOSENT EN REVOLTE (2010) que nous avions présenté au Kino, Sylvain George poursuit son travail exigeant, sans apposer de commentaire, en donnant à voir, à entendre, pour mieux stimuler la réflexion, nourrir l'intelligence du spectateur. Un film à voir en salle pour mieux laisser naître la discussion à l'issue de la séance

Wed Oct 22, 2014 11:17 (fr)
L'émission Zapzalap sur Kobanê est écoutable en ligne : http://zapzalap.wordpress.com/ Ni nationalisme, ni islamisme, ni intervention occidentale : Depuis le 6 octobre, face à l'offensive de l?État islamique (Daesh) équipé de matériel militaire moderne grâce aux pétromonarchies du Qatar ou d'Arabie Saoudite, les combattant-Es de la ville syrienne de Kobanê résistent quartier par quartier et rue par rue aux djihadistes, à quelques kilomètres seulement de la frontière turque. La Turquie, alliée historique (...) - locales / sexisme

L'émission Zapzalap sur Kobanê est écoutable en ligne :
http://zapzalap.wordpress.com/

Ni nationalisme, ni islamisme, ni intervention occidentale :

Depuis le 6 octobre, face à l'offensive de l?État islamique (Daesh) équipé de matériel militaire moderne grâce aux pétromonarchies du Qatar ou d'Arabie Saoudite, les combattant-Es de la ville syrienne de Kobanê résistent quartier par quartier et rue par rue aux djihadistes, à quelques kilomètres seulement de la frontière turque. La Turquie, alliée historique des occidentaux, bloque sa frontière aux nouveaux combattant-Es qui veulent se rallier à la résistance contre Daesh. La population de Kobanê ne peut compter ni sur les États de la région ni sur les États occidentaux dans sa lutte contre l?État islamique.

Pour comprendre cette contre révolution patriarcale de l?État islamique et les résistances qui y font face, zapzalap vient de mettre en ligne sa dernière émission. Montage fait à partir du débat organisé samedi dernier à la bibliothèque occupée de l'Insoumise.

Contre le patriarcat, révolution sociale !

A bon entendeur

Tue Oct 21, 2014 15:37 (fr)
La Brique vous invite à discuter autour de son dernier numéro ! - agenda / médias libres

La Brique vous invite à discuter autour de son dernier numéro !

Sun Oct 19, 2014 13:06 (fr)
Plate-forme Internationale de l'Anarchisme Révolutionnaire 1er mai 2011 Organisation populaire anarchiste révolutionnaire ? Mexique Union populaire anarchiste ? Brésil * Présentation Aux ouvriers, à la paysannerie et aux travailleurs du secteur des services Aux chômeurs et aux travailleurs de l'économie informelle Aux travailleurs migrants dans toutes les régions du monde Aux peuples amérindiens, nationalités, ethnies et minorités opprimées À la jeunesse et aux femmes travailleuses Introduction La (...) - analyses / amérique latine

Plate-forme Internationale de l'Anarchisme Révolutionnaire

1er mai 2011

Organisation populaire anarchiste révolutionnaire ? Mexique
Union populaire anarchiste ? Brésil

*

Présentation

Aux ouvriers, à la paysannerie et aux travailleurs du secteur des services
Aux chômeurs et aux travailleurs de l'économie informelle
Aux travailleurs migrants dans toutes les régions du monde
Aux peuples amérindiens, nationalités, ethnies et minorités opprimées
À la jeunesse et aux femmes travailleuses

Introduction

La publication enjuin 1926, en France, d'un document intitulé ?La plate-forme d'organisation des communistes libertaires? (signée par le groupe d'exilés russes Dielo Trouda), a causé un profond impact et malaise parmi les anarcho-communistes, les anarcho-syndicalistes et individualistes, spécialement en Europe.

Parmi ceux qui signaient le document étaient le paysan Nestor Makhno, chef principal de l'Armée Insurgente Makhnoviste, et Piotr Archinov, un ouvrier et guérillero, tous deux vétérans de la révolution et de la guerre civile russe (1917-1921). Le document convoquait à la réorganisation de l'anarchisme révolutionnaire, à la lutte idéologique contre l'individualisme désorganisateur et à la création d'une organisation anarchiste internationale.

Errico Malatesta, un des principaux anarcho-communistes de l'époque, s'est prononcé de façon claire et catégorique contre les présupposés établis par la Plate-forme : ?Or l'organisation proposée étant typiquement autoritaire, non seulement elle ménagera la victoire du communisme anarchiste comme elle falsifiera l'esprit anarchiste et résultera dans le contraire de ce qu'attendent ses organisateurs?. Voline, un anarcho-communiste russe exilé en France, a écrit ceci : ?En conclusion, le seul point original dans la Plate-forme est son révisionnisme vers le Bolchévisme, caché par les auteurs??.

La Plate-forme d'organisation était un document qui signalait trois tâches fondamentales : le développement d'une théorie anarchiste en tant que base de l'organisation internationale ; la plus grande précision de la stratégie et le programme global pour la révolution socialiste à partir de la critique de l'expérience de la dégénération bureaucratique de la révolution russe de 1917 ; la critique de la fonction que les anarchistes avaient accompli dans le mouvement de masses et la présentation d'une ligne révolutionnaire d'action.

Ces tâches posées par les auteurs de la Plate-forme d'organisation n'ont pas été réalisées. C'est dans cela qui résident, en grande partie, les raisons de la chute historique de l'anarchisme, lequel ? ainsi que Makhno et Archinov avaient signalé ? continuerait marginal par rapport aux luttes des masses paysannes et ouvrières dans le cas où il ne ferait pas face à ces tâches.

La Plate-forme avait aussi ses limites. La réaction des anarcho-communistes, individualistes et anarcho-syndicalistes dénonçait les ?plate-formistes? comme ?quelque chose d'extérieur à l'anarchisme?. Les ?plate-formistes? ont été accusés de ?dévier de l'anarchisme?, de triller une dangereuse frontière avec le ?bolchevisme? et les idéologies ?autoritaires?.

Mais en réalité, les plate-formistes, au contraire de ce qu'affirmaient leurs critiques, ne ?rompaient? pas avec ?l'anarchisme en général?, mais avec le révisionnisme (représenté par les autoproclamés ?courants?). Les plate-formistes croyaient aussi qu'ils créaient une proposition nouvelle. En vérité ils étaient en train de récupérer, partiellement, la conception bakouniniste originaire de la Première Internationale, laquelle avait été reniée par l'anarcho-communisme d'Errico Malatesta et Piotr Kropotkine, par l'anarcho-syndicalisme et leurs théoriques, comme Rudolf Rocker.

La Plate-forme d'organisation a été refusée pour enserrer dans son intérieur un mouvement en direction à ce que les anarcho-communistes, individualistes et anarcho-syndicalistes avaient nié : le Bakouninisme. Mais la Plate-forme a seulement esquissé les tâches. Ses auteurs n'ont pas eu les conditions historiques pour les réaliser. Ils ont montré qu'il serait nécessaire de bâtir une organisation anarchiste internationale. Que celle-ci devait avoir de l'unité théorique, de l'unité tactique, responsabilité collective et fédéralisme. Mais, par raison de force majeure, ils ont laissé cette tâche incomplète.

L'expérience antérieure de critique et les efforts héroïques d'individus et petits groupes qui ont fait des critiques partielles et des réflexions qui précèdent l'analyse ici présentée doivent être reconnus. La critique plate-formiste dans les années 1920 en Europe ; les critiques de petits groupes de ?bakouninistes? au Brésil et la défense, même si confuse, de la Makhnovtchina au Brésil par José Oiticica ; la critique et l'opposition du Groupe Antorcha à la capitulation des anarcho-communistes menés par Santillán en Argentine. Aussi dans les années 1930 la critique à la dégénération de l'anarcho-syndicalisme et communisme espagnol par Makhno et Jaime Balius et Los Amigos de Durruti. Les critiques de Georges Fontenis dans les années 1950 et de la FAU-historique, dans les années 1960, sont fondamentales. Mais il faut aussi reconnaître que toutes ces critiques furent incomplètes et partiales. Elles n'ont pas réussi à se consolider car elles n'ont pas marché vers le bakouninisme.

Ce document vise justement assumer la responsabilité d'exécuter les tâches esquissées par la Plate-forme d'Organisation et d'autres camarades. Continuer à partir d'où ils ont se sont arrêtés : avancer dans la seule direction possible au plate-formisme, le bakouninisme. En ce sens, il essaye de présenter les traits structurels de la théorie anarchiste ? le bakouninisme ? et convoquer à la reconstruction de l'organisation internationale bakouniniste et de l'organisation internationale des travailleurs. Cette tâche est aujourd'hui centrale.

Les dégénérations des révolutions socialistes et de libération nationale, l'intégration des syndicats d'orientation socio-démocrate et anarcho-syndicaliste dans le système capitaliste montrent que le prolétariat a été mené à de successifs et gravissimes échecs historiques. La capitulation des anarcho-communistes aux anarcho-syndicalistes est aussi un trait important de cette histoire. Ce fut en grande partie le résultat des erreurs de théorie, de l'empirisme et de l'opportunisme qui marquait la formation des organisations politiques et les organisations de lutte des travailleurs.

Ainsi nous prétendons convoquer ici à la construction d'un Réseau Anarchiste International (RAI) et d'une Tendance Classiste-Internationaliste (TCI). Ces formes organisationnelles visent donner le départ au processus de reconstruction de l'Alliance et de l'AIT. Mais, pour tracer de forme plus concrète les caractéristiques de cette organisation politique et de masses, il faut avant tout faire une présentation du contenu du bakouninisme, et une profonde critique de la théorie qui fut la dirigeante des luttes des travailleurs au siècle dernier : le marxisme. Il faut aussi faire une critique sérieuse des expériences de lutte des travailleurs et de comment les déviations de théorie ont été déterminantes pour les échecs des travailleurs.

La plate-forme d'organisation de l'anarchisme révolutionnaire ici présentée vise donc de fixer les bases théoriques et programmatiques de telle construction internationale. La première partie du document est une critique théorique et historique des différentes théories et expériences d'organisation et de lutte des travailleurs. La deuxième partie est une application de la conception bakouniniste de théorie et de révolution au stage actuel de développement capitaliste. À partir de cela, nous présentons une proposition d'organisation des révolutionnaires et des travailleurs pour la lutte pour le socialisme.

Les individus et les groupes qui veuillent discuter l'adhésion à cette Plate-forme de construction des Sections du RAI et de la TCI dans leurs pays doivent écrire pour s'engager et développer ledit processus : les orientations additionnelles et détaillées seront repassées par la Commission de Construction.

UNIPA ? Brésil

OPAR ? Mexique

http://uniaoanarquista.wordpress.co?

Fri Oct 17, 2014 08:21 (fr)
Il y a quelques temps, un article intitulé Ni Manif pour tous, ni reproduction artificielle de l'humain était publié sur la Rotative. Cette tribune, signée par Alexis Escudero et Pièces et Main d'Oeuvre, semble avoir pour vocation l'amorce d'un débat autour de la procréation médicalement assistée (PMA). C'est là le seul point avec lequel nous nous accordons avec les auteurs de l'article : un débat sur le sujet est nécessaire. Voici donc quelques éléments de réflexion. Procréation médicalement assistée et (...) - analyses / sexisme, LGBTQI-phobie, luttes féministes

Il y a quelques temps, un article intitulé Ni Manif pour tous, ni reproduction artificielle de l'humain était publié sur la Rotative. Cette tribune, signée par Alexis Escudero et Pièces et Main d'Oeuvre, semble avoir pour vocation l'amorce d'un débat autour de la procréation médicalement assistée (PMA). C'est là le seul point avec lequel nous nous accordons avec les auteurs de l'article : un débat sur le sujet est nécessaire. Voici donc quelques éléments de réflexion.

Procréation médicalement assistée et égalité

A l'heure actuelle, en France, la PMA est ouverte aux couples hétérosexuels infertiles ou porteurs d'une maladie grave susceptible d'être transmise à l'enfant. L'objectif est de pallier à une impossibilité physique à concevoir par le biais de différentes techniques médicales (stimulation ovarienne, insémination artificielle avec spermatozoïdes du conjoint ou ceux d'un donneur, fécondation in vitro). C'est une procédure longue, fortement médicalisée, souvent douloureuse physiquement et/ou psychiquement et qui se solde fréquemment par un échec ou un abandon de la procédure [1].

La PMA n'est donc pas exactement une solution miracle et peu fatigante destinée uniquement à la caste des bourgeois riches et eugénistes pressés d'obtenir l'enfant idéal par catalogue et aucune femme n'y a recours parce qu'elle trouve cela plus agréable que d'avoir une relation sexuelle avec son conjoint. Si des dérives eugénistes existent, elles ne justifient ni de généraliser hâtivement sur des situations complexes, ni de mépriser les souffrances de personnes qui ont été contraintes de recourir à cette béquille technologique (béquille qui est plutôt une jambe de bois c'est-à-dire, pour ceux qui y ont recours, un truc bancal et bourré d'échardes).

Plusieurs mouvements LGBTI [2] revendiquent aujourd'hui l'accès à la PMA pour les couples de lesbiennes et pour les femmes célibataires, ainsi que la reconnaissance légale des enfants nés ainsi d'une part, et de leurs parents d'autre part. Il s'agit bien de réclamer l'égalité. Une égalité subversive qui mettrait à mal le modèle patriarcal de la Famille Papa Maman. Une égalité qui permettrait aux lesbiennes et aux femmes célibataires de ne plus être soumises au cadre du mariage, au bon vouloir du copain qui éjacule dans un pot de yaourt [3] ou de devoir consentir à des rapports sexuels plus ou moins souhaités dans l'espoir de tomber enceintes. Il s'agirait bien d'avoir les mêmes droits et d'éviter la PMA à deux vitesses où soit l'on a les moyens de se payer les services d'une clinique à l'étranger, soit on bricole à la maison.

Revendiquer le droit à la PMA ce n'est pas revendiquer le droit à acheter du sperme, des ovules ou des embryons sur catalogue, c'est revendiquer le droit à une prise en charge médicale plus respectueuse, basée sur la gratuité et l'anonymat du don, envisagée non pas comme une solution miracle mais comme une possibilité délicate et complexe.

Contre un certain naturalisme [4]

Il y a longtemps que la procréation n'est plus un phénomène naturel. Les femmes ont lutté et continuent de se battre pour le droit à l'avortement, à la contraception, pour la liberté d'être autre chose que des matrices fécondables et fécondées, pour la possibilité d'exister. Il est parfaitement valable de s'opposer à la toute puissance que l'industrie, notamment pharmacologique, tente d'exercer sur nos corps et nos vies. Mais refuser la pilule parce qu'elle produit des déchets toxiques et provoque la féminisation de la population ou refuser la PMA parce qu'elle suppose l'utilisation de la génétique, c'est prôner un retour en arrière dangereux au lieu d'envisager une réappropriation des outils confisqués par l'industrie pharmaceutique [5].

En matière de parentalité, rien n'est naturel [6]. Faire des enfants au sein d'un couple hétérosexuel, les élever, les aimer et en tirer une satisfaction suprême ; c'est une injonction sociale, pas le rêve uniformément partagé de l'espèce humaine. Il s'agit donc là d'un construit social, d'un fait culturel. Si de nombreuses personnes souffrent du fait de ne pas pouvoir avoir d'enfants et dramatisent leur stérilité ou si d'autres ont sans cesse besoin d'expliquer qu'elles n'ont pas envie d'en avoir et que cela ne fait pas d'elles des êtres égoïstes, c'est aussi parce qu'on nous intime quotidiennement l'ordre de procréer pour être des êtres épanouis et qui se réalisent (en ce sens le fameux « désir d'enfant » dont nous rebat les oreilles n'est pas une aspiration biologique et personnelle mais une réponse socialement construite à une injonction culturelle).

Progresser c'est accepter que certaines personnes souhaitent avoir des enfants avec lesquels ils ont un lien biologique, que d'autres préfèrent l'adoption, que d'autres encore ne veulent pas d'enfant. Séparer ces comportements entre ceux qui seraient naturels et ceux qui seraient culturels pour sous-entendre que les premiers sont bons et les seconds mauvais, que cela soit au nom du refus de la tyrannie technologique ou d'une quelconque morale religieuse est tout aussi réactionnaire et, surtout, dangereux.

Victor Madeleine & Samira Drexler

P.-S.

Nous avons récemment lu l'ouvrage d'Alexis Escudero La reproduction artificielle de l'humain et nous n'en sommes pas revenus? Ce que nous y avons trouvé relève du confusionnisme le plus évident. En juxtaposant des idées parfois intéressantes l'auteur construit ainsi par raccourcis, extrapolations, décontextualisations et amalgames un discours paranoïaque et, sous couvert de critique radicale de la technologie, totalement réactionnaire. Nous n'avons pas ici souhaité faire une réponse frontale à ce texte mais nous dénonçons clairement l'entreprise à laquelle se livre Alexis Escudero et les idées misogynes, LGBT-phobes et naturalistes qu'il répand en se revendiquant des idées libertaires alors que ses propos le classent dans la catégorie des défenseurs de l'ordre établi et de la morale la plus rétrograde qui soit.


Notes

[1] Voir à ce sujet un article paru dans le numéro d'octobre du magazine Causette, dont l'introduction est disponible en ligne.

[2] LGBTI : Lesbiennes Gays Bis Trans Intersexes

[3] Chacun jugera ici des propos d'Alexis Escudero sur le sujet. Il écrit ainsi dans son ouvrage « Avec l'insémination artificielle tout est tellement plus simple ! Un coup de téléphone et le sperme est livré à domicile. L'abolition du coït entre mâle et femelle supprime du même coup les risques de maladies sexuellement transmissibles. Plus besoin surtout d'entretenir un mâle à l'année, ce qui est contraignant et coûte trop cher pour le peu de fois qu'on s'en sert (et imaginez en plus s'il ne fait pas la vaisselle) » (La reproduction artificielle de l'humain, p.89). Pour notre part nous ne sommes pas encore revenus d'un tel concentré de sexisme, de lesbophobie et de beauferie assumée.

[4] Le naturalisme donne une valeur morale à ce qui est désigné comme « naturel », qui serait par conséquent intrinsèquement bon et donc supérieur ou meilleur que ce qui est désigné comme « culturel ». Pour les tenants du naturalisme, il conviendrait donc d'obéir à la nature et de s'opposer à la légitimité des faits culturels et des construits sociaux. C'est notamment le courant de pensée de référence des tenants de la Manif pour Tous et des opposants à la supposée « théorie du genre ».

[5] En 2008, Beatriz Preciado, philosophe et féministe, proposait de « mettre en pratique un féminisme moléculaire et post-pornographique » dans un texte foutraque et jubilatoire qui propose notamment une autre utilisation des hormones pharmaceutiques. Quitte à rêver de révolution, on peut préférer celle-là.

[6] D'ailleurs l'idée même de nature est une construction sociale. Pour reprendre les mots de Gaston Bachelard, « Rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit ».

Fri Oct 17, 2014 05:14 (fr)
le 30 et 31 octobre de 9h à 18h, formation Altermondialisme et actions directes non violentes, animée par l'ONG Quinoa, à la MRES, 23 rue Gosselet, Lille Renseignements et inscription : crdtm asso.globenet.org, 0320538014 - agenda / contre-sommets, luttes sociales

le 30 et 31 octobre de 9h à 18h, formation Altermondialisme et actions directes non violentes, animée par l'ONG Quinoa, à la MRES, 23 rue Gosselet, Lille
Renseignements et inscription : crdtm asso.globenet.org, 0320538014

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Thu Oct 16, 2014 17:00 (fr)
MARCHE DE NUIT NON MIXTE Féministe, sans mec cis Rendez-vous samedi 18 Octobre à 21 h place de l'Opéra à Lille. Nous souhaitons marcher dans la rue la nuit parce que nous voulons dénoncer les violences et les intimidations dont nous sommes victimes, dans la rue comme ailleurs. Parce que nous voulons pouvoir sortir dans la rue sans avoir peur. Parce que nous voulons être visibles et partager un moment de solidarité, de lutte et de rage. Pour cette raison, nous choisissons la non-mixité sans mecs (...) - agenda / critiques des genres, sexisme, LGBTQI-phobie, luttes féministes

MARCHE DE NUIT NON MIXTE
Féministe, sans mec cis

Rendez-vous samedi 18 Octobre à 21 h place de l'Opéra à Lille.

Nous souhaitons marcher dans la rue la nuit parce que nous voulons dénoncer les violences et les intimidations dont nous sommes victimes, dans la rue comme ailleurs. Parce que nous voulons pouvoir sortir dans la rue sans avoir peur. Parce que nous voulons être visibles et partager un moment de solidarité, de lutte et de rage.
Pour cette raison, nous choisissons la non-mixité sans mecs cisgenre, c'est-à-dire sans personnes dont l'identité de genre masculine (l'auto-définition comme mec) correspond au genre qui lui a été assigné à la naissance.

Ce que nous voulons :

* Nous voulons en finir avec les violences verbales, physiques et sexuelles, à la maison et à l'extérieur.

* Nous voulons pouvoir choisir nos modes de vie, nos sexualités, ce qu'on fait de nos nuits et l'heure à laquelle on rentre chez nous.

* Nous voulons nous habiller comme on veut sans se faire draguer, siffler, commenter, jauger, juger ou regarder de travers. Pouvoir être grosse ou maigre, épilée ou poilue, jeune ou vieille, polie ou pas, souriante ou faire la gueule, aimable ou en colère. Pouvoir porter une casquette ou un voile, une mini-jupe ou un baggy. En un mot, nous voulons être nous-mêmes sans se préoccuper des attentes extérieures !

* Nous ne voulons plus nous confronter aux regards, aux remarques et aux insultes sur nos corps, sur nos vies : « tu devrais être plus féminine », « montre voir ce qu'il y a sous tes habits », « t'es plus jolie quand tu souris », « t'es un garçon ou t'es une fille ? », « sale gouine », « mal baisée », « tu suces ? », « t'as pas peur ? »?

* Nous voulons que cessent les discriminations au travail. Nous voulons que nos compétences soient reconnues et nous ne voulons plus être relégué.e.s aux emplois les plus précaires. Nous ne voulons plus payer le coût de leur "crise" et du capitalisme : précarité, temps partiel imposé, pauvreté, CDD, retraites incomplètes? tout en assumant (encore) une large part du travail domestique et éducatif.

Cet appel s'adresse à toutes les personnes qui veulent pouvoir marcher la nuit (et le jour) dans la rue sans être considérées comme disponibles, sans se faire harceler ou insulter.
Cet appel s'adresse à toutes les personnes qui se font discriminer tous les jours par cette société patriarcale et sexiste, autrement dit dirigée par des hommes pour des hommes.

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Thu Oct 16, 2014 07:36 (fr)
Lectures de témoignages autour de l'infanticide suivie d'une discussion sur l'injonction à la maternité. Pour la présentation de la discussion, se reporter au texte publié - portant le même titre - qui concerne la discussion non-mixte ayant lieu le 24 octobre. Discussion mixte, suivie du tour de chant de l'Intruse et d'un apéro. - agenda / luttes féministes

Lectures de témoignages autour de l'infanticide suivie d'une discussion sur l'injonction à la maternité.

Pour la présentation de la discussion, se reporter au texte publié - portant le même titre - qui concerne la discussion non-mixte ayant lieu le 24 octobre.

Discussion mixte, suivie du tour de chant de l'Intruse et d'un apéro.

Thu Oct 16, 2014 07:29 (fr)
Lecture de témoignages autour de l'infancticide suivie d'une discussion sur l'injonction à la maternité. Pourquoi faire des enfants est-il plus normal que de ne pas en faire ? Être enceinte : transformation physique et hormonale du corps, restrictions alimentaires, abstinence vis-à-vis de certains plaisirs (sport, clope, alcool, drogue, etc.) Accoucher : douleur, déchirement du vagin, hémorroïdes, constipation, suivi médical lourd. Élever un enfant : prise en charge rarement égalitaire dans le (...) - agenda / luttes féministes

Lecture de témoignages autour de l'infancticide suivie d'une discussion sur l'injonction à la maternité.

Pourquoi faire des enfants est-il plus normal que de ne pas en faire ?

Être enceinte : transformation physique et hormonale du corps, restrictions alimentaires, abstinence vis-à-vis de certains plaisirs (sport, clope, alcool, drogue, etc.)

Accoucher : douleur, déchirement du vagin, hémorroïdes, constipation, suivi médical lourd.

Élever un enfant : prise en charge rarement égalitaire dans le couple, sexualité compliquée (et souvent inexistante au début), fatigue, vie calquée sur les besoins d'un être qui n'a aucune autonomie, temps réduit pour les activités sociales et personnelles.

Avoir des enfants ne se réduit pas à cette succession d'évènements négatifs. N'empêche qu'ils existent, et que pourtant avoir un enfant est toujours largement perçu comme l'épanouissement (naturel) de la vie d'une femme, quand ne pas en avoir nécessite des justifications permanentes et reste souvent synonyme d'échec ou de manque.

De tous temps, malgé ces injonctions, des femmes refusent d'être mère ou de l'être une fois de plus. Parceque la contraception n'a rien d'une panacée infaillible à la disposition de toutes et que l'avortement n'est pas (ou plus) toujours possible, parfois elles doivent se débrouiller. Dans le silence ou dans l'opprobre, elles se débarassent alors de ce qui aurait pu être une vie, bien décidées à ce que cela ne ruine pas la leur. Et si au lieu d'en faire des monstres ou des cas cliniques, on essayait de comprendre ?

Discussion non-mixte meufs

Tue Oct 14, 2014 19:24 (fr)
RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN AU SQUAT VANDAMME A CALAIS : « L'espoir est en marche ! » Le vendredi 17 octobre à 9 heures au tribunal de grande instance de Boulogne-sur-mer va se jouer l'avenir du squat situé 10 impasse des Salines à Calais, surnommé « Fort Galloo ». Plus de 200 personnes sans-abris venues du monde entier y vivent aujourd'hui, et plus de 500 y passent tous les jours pour avoir accès à des conditions d'hygiène minimales, une tasse de thé, un jeu de dominos? Le JEX ( le juge d'exécution qui (...) - agenda / luttes des sans-papier-e-s, sans frontières, répression judiciaire

RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN AU SQUAT VANDAMME A CALAIS :

« L'espoir est en marche ! »

Le vendredi 17 octobre à 9 heures au tribunal de grande instance de Boulogne-sur-mer va se jouer l'avenir du squat situé 10 impasse des Salines à Calais, surnommé « Fort Galloo ». Plus de 200 personnes sans-abris venues du monde entier y vivent aujourd'hui, et plus de 500 y passent tous les jours pour avoir accès à des conditions d'hygiène minimales, une tasse de thé, un jeu de dominos?

Le JEX ( le juge d'exécution qui peut donner des délais) avait été saisi après qu'une première décision d'expulsion soit survenue mi-juillet, et ce dernier avait décidé, après un premier jugement début septembre, d'effectuer une visite sur les lieux accompagnés d'un expert scientifique. Cette visite a donné lieu au second jugement de ce vendredi 17 octobre qui est une date historique dans la lutte pour le droit au logement, pour toutes les personnes sans abris quelles que soient leurs origines et leurs situations, à Calais.

C'est en effet la première fois qu'un squat, dont le premier jugement avait avalisé une expulsion assortie seulement d'un délai de 10 jours a, d'une part, tenu jusqu'au jugement du JEX et va en plus faire l'objet d'un double-examen ! On se rappelle du cas des trois squats Vic, Masséna et Auber, qui, malgré une procédure en cours avec le JEX qui devait rendre sa décision le 4 septembre, avaient été expulsés par la police lors de la rafle du 2 juillet. JEX qui avait d'ailleurs communiqué aux habitants de ces trois maisons sa décision au mois de septembre : ils avaient gagné un délai de trois mois?

Le respect partiel de la loi sur le logement n'est pas la norme à Calais, mais le fruit d'une longue bataille que ce procès incarne ! Ce squat avait été ouvert pour manifester notre opposition au harcèlement spécifique et à la chasse quotidienne que subissent les exilés de Calais, et leur offrir un abri avec un accès minimal aux besoins de base, obligations étatiques que le gouvernement bafoue obstinément. Or, aujourd'hui, si ce squat ferme ses portes, 300 personnes seront remises à la rue et viendront s'ajouter aux centaines d'exilés qui survivent dans les campements de fortune.

Les ouvertures de squat ont fait pression sur les autorités et ont fait bouger les lignes : meilleur respect des procédures, lieu d'hébergement pour les femmes et les enfants, projet d'accueil de jour. Des avancées timides, parfois insatisfaisantes, mais face à la pression les autorités ont dû faire des concessions. Le squat Galloo est né d'une indignation unanime suite aux expulsions du 28 mai et du 2 juillet. Bougeons-nous pour que les choses avancent !

Venez manifester votre soutien à l'Occupation Galloo et à ses habitants et habitantes

Rassemblement le vendredi 17 octobre à 8h30 devant le tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer

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