User Preferences

  • Language - en | ga
  • text size >>
  • make this your indymedia front page make this your indymedia front page
Mon Apr 04, 2016 21:24 (fr)
Ni des loi supposées nous garantir, ni un quelconque travail supposé nous permettre de nous « réaliser ». Le travail n'est rien d'autre qu'exploitation, fatigue, ennui, humiliation. Toute loi n'est que l'expression de la domination de certaines couches sociales sur d'autres, qui constituent la majorité de la population. Nos fameux « droits » ne sont que le paravent du marchandage entre notre docilité et l'expropriation de nos vies. Nous sommes nombreux à descendre dans les rue, ces jours-ci. Journalistes, (...) - analyses / contre le travail

Ni des loi supposées nous garantir, ni un quelconque travail supposé nous permettre de nous « réaliser ». Le travail n'est rien d'autre qu'exploitation, fatigue, ennui, humiliation. Toute loi n'est que l'expression de la domination de certaines couches sociales sur d'autres, qui constituent la majorité de la population. Nos fameux « droits » ne sont que le paravent du marchandage entre notre docilité et l'expropriation de nos vies.

Nous sommes nombreux à descendre dans les rue, ces jours-ci. Journalistes, syndicalistes et politiciens (même « alternatifs ») voudraient nous enrégimenter derrière le simple refus de la loi Travail. Mais, en fait, on s'en fout de cette énième reforme d'un code du Travail qui est là pour nous atteler au turbin. On crache sur l'esclavage à vie du CDI comme sur la galère quotidienne de la précarité. Ce qui remplit les rues ces jours-ci, c'est le ras-le-bol envers ce monde de plus en plus invivable. Ce qui apparaît là, c'est un refus du travail, la conscience peut-être encore imprécise mais bien présente que toute loi est une chaîne. Il y a ici et là quelques petites secousses dans la normalité de cette société : des frémissements dans lesquels nous pouvons voir un refus de la soumission et de l'impuissance quotidiennes, une mise en cause de la résignation généralisée.

Ce monde est invivable. D'un côté un État de plus en plus répressif ? la carotte de l'État social étant en fin de course (pas pour toutes les catégories, bien sûr : le vieux précepte de diviser pour mieux régner est toujours efficace), il ne reste que le bâton. De l'autre côté, des prétendues alternatives qui ne représentent que la volonté de faire gérer cette même société par des syndicats et des partis de gauche, qui n'ont même plus d'illusions à vendre. Ou bien de sinistres cauchemars qui donnent une couleur encore plus morbide à l'autorité : replis communautaires, retour du religieux et de l'oppression morale.

Dans ce panorama sombre, s'attacher à un coin de territoire ou à une situation sociale donnée, revient à jouer sur la défensive, à renoncer à l'audace des rêves. Mais ni une quelconque zone à défendre dans un monde englouti par des nuisances, ni une Justice qui est là pour sanctionner l'inégalité et la privation de liberté, ni quelques droits à se faire exploiter tout le long de la vie, ne pourraient jamais nous suffire.

Cette petite fissure dans la normalité que ce sont les mobilisations avec l'excuse de l'énième modification du code du Travail, nous voulons l'agrandir, pour qu'elle devienne une brèche, d'où atteindre la fin de l'exploitation. Faisons en sorte que le vase qui commence à déborder se casse. Ne nous contentons pas des promesses politiciennes, chassons les médiateurs sociaux (comme les syndicats), déchaînons notre rage contre cette société qui nous vole, jour après jour, nos vies. Attaquons-nous aux bases morales et sociales de l'autorité. Et aussi à ses structures matérielles : magasins, lieu de productions, bâtiments publics, véhicules, moyens de transport de personnes, de marchandises et d'énergie? Attaquons-nous aux hommes et femmes qui l'incarnent : flics, patrons, juges, chefs de toute sorte, bureaucrates, vigiles, politiciens, matons? A nombreux, en petits groupes ou seuls, le jour comme la nuit, quand et où le pouvoir ne nous attend pas.

Un graffiti récent, souvent repris, dit : « le monde ou rien ». Mais nous n'avons rien à défendre dans ce monde qui ne nous appartient en rien, et auquel nous n'appartenons pas. Un monde qu'on veut détruire.
La fête ne nous attend pas que sur ses décombres, mais déjà dans la révolte, ici et maintenant. Il n'y a pas de retour en arrière.

Contre toute loi, contre le travail. Contre ce monde d'enfermement et d'exploitation.
Pour la liberté !

pour contacts : comitedesfetesdegouliaipolie [at] riseup.net

Mon Apr 04, 2016 12:46 (fr)
La journée commence un peu plus tard qu'annoncé initialement. Le rendez vous à 5h30 au dépot de train SNCF a été annulé la veille. La CGT avait décidé (contrairement au 9 mars) de ne pas appeler au piquet de grève, et Sud Rail avait finalement annulé son appel. Un autre rencard de rattrapage est fixé à 7h30. Petit tour en vélo de repérage en s'approchant, pas vraiment de flics apparents dans le coin. Au lieu de rdv, 3 flics sont à côté du métro, peut être d'autre ailleurs. Je continue mon tour et retrouve (...) - locales / contre le travail, manifestations & occupations, violence policière, grèves

La journée commence un peu plus tard qu'annoncé initialement. Le rendez vous à 5h30 au dépot de train SNCF a été annulé la veille. La CGT avait décidé (contrairement au 9 mars) de ne pas appeler au piquet de grève, et Sud Rail avait finalement annulé son appel.

Un autre rencard de rattrapage est fixé à 7h30. Petit tour en vélo de repérage en s'approchant, pas vraiment de flics apparents dans le coin. Au lieu de rdv, 3 flics sont à côté du métro, peut être d'autre ailleurs. Je continue mon tour et retrouve le groupe sur la voie de sortie de l'autoroute, sous l'hôtel de région. Une quarantaine de personnes sont présentes, avec fumigène, sono et banderole, et des tracts sont données aux personnes dans les voitures bloquées.

Assez rapidement la police débarque en nombre, quelques-uns se déploient sur un côté du groupe et ça sent un peu l'encerclement quand on voit leurs collègues restés sur le carrefour. On reste quand même sur la route. Au bout de quelques minutes, quelques voitures sont laissées passer pour qu'une ambulance derrière puisse passer. Le groupe est séparé en deux et les keufs commencent à repousser celles et ceux de l'autre côté de la route. Les matraques et boucliers s'agitent et on décampe assez vite, non sans quelques coups.

Le groupe remonte plusieurs dizaines de mètre du boulevard louis XIV par le trottoir puis on se relance sur la route, tandis que les flics suivent derrière. Juste avant d'arriver au parc jean baptiste Lebas, on tourne à droite dans une petite rue. On s'aperçoit assez vite que les flics veulent tenter de nous coincer au bout (ou tout court) en faisant le tour. Ca court, il y en a deux qui sont face à nous et gazent à bout portant, les autres arrivent depuis la gauche (sûrement la fameuse aile gauche du PS). La manif se disloque en plusieurs groupes, 2 personnes se font arrêtées et la sono est emmenée par les flics. Dans l'immédiat, on va se poser dans un square plus à l'abris des keufs, le temps de reprendre souffle et vision.
La sono sera rendu plus tard dans la journée, sur présentation au commissariat de la facture.
Les deux personnes arrêtées seront initialement accusée de violence sur agent puis relâchées dans l'après-midi (sans "suite" pour au moins l'une des deux, voir son témoignage ).

Passé quelques errances après avoir raté le rendez vous post-dispersion, on arrive au lycée Pasteur. 150 (estimation perso) lycéen-ne-s sont là tandis que les pompiers finissent d'éteindre les poubelles. Les keufs sont au coin de la rue. Après quelques discussions, ça semble rouler, on se dirige tranquillement vers l'Institut d'Etude Politique (IEP) où un blocage a lieu. Les lycéen-ne-s de Pasteur iront rejoindre le lycée Faidherbe par la suite.

A l'arrivée à l'IEP, les trois portes sont bloquées. Les flics sont au bout de la rue de Trévise en petit nombre (sans compter les RGs qui rodent). Il y a du monde devant chacune des portes, notamment devant la porte de garage, où le blocage est le plus compliqué à tenir, et du monde sur le trottoir d'en face.
Ca discute dans tous les sens et la question du maintien du blocage est dans l'air. Des profs de l'IEP viennent poluer les discussions régulièrement, emplie de leur sentiment d'autorité et de détenteur du savoir. Les profs tentent de négocier et proposent de banaliser les cours (si j'ai bien compris, une revendication portée par les étudiant-e-s depuis plusieurs semaines) de la journée contre une levée du blocage, en disant que ça a été vu avec l'administration. La crédibilité de leur parole est mise en doute (tu m'étonnes), et des étudiant-e-s demandent un papier signé ayant une valeur légale. Les profs finissent par rejoindre leur quelques soutiens sur le trottoir d'en fasse, soutiens qui sont pour une grande partie des étudiant-e-s de l'IEP voulant aller en cours?
La discussion reprend et dure un moment. Elle se terminera par un (ou plusieurs) votes où il sera finalement décidé de continuer le blocage (pas d'infos sur les détails pratiques). Le combot profs/directeur/étudiant-e-s du trottoir d'en face traversent la route et s'énervent en apprenant la décision. Peu après, le même combot forcera le blocage sur la porte de garage, avec début d'embrouille physique. L'arrivée des keufs est annoncée, ils viennent se positionner devant la porte de garage. L'équipée réactionnaire de l'IEP aura finalement réussi son coup. Les étudiant-e-s rentré-es donneront même de leur énergie pour aider à débloquer l'entrée principale.

On finit par repartir un peu après pour prendre le temps d'aller manger avant la manif de l'aprem, même si tout ça (ajouté à d'autres embrouilles non citées) aurait pu largement nous couper l'appétit?

Sun Apr 03, 2016 05:00 (fr)
Pour écouter, le lien => http://www-radio-campus.univ-lille1? Ce vendredi premier avril deux-mille seize, entre vingt heures et minuit dans bRicOLAGe PouR tOuS en direct , il y avait M. Noit & M. Bix, enfin presque, puisque Noit était au CCL et Bix en régie de diffusion finale pour une retransmission pour toutes et tous ;) . À 20h (pétante !) au CCL, discussion avec des membres de la revue Z autour du dernier numéro paru à l'automne 2015 intitulé Technopoles radieuses. Puis concerts avec (...) - locales / médias libres, son

Pour écouter, le lien => http://www-radio-campus.univ-lille1?

PNG - 592.2 ko

Ce vendredi premier avril deux-mille seize, entre vingt heures et minuit dans bRicOLAGe PouR tOuS en direct , il y avait M. Noit & M. Bix, enfin presque, puisque Noit était au CCL et Bix en régie de diffusion finale pour une retransmission pour toutes et tous ;) .

À 20h (pétante !) au CCL, discussion avec des membres de la revue Z autour du dernier numéro paru à l'automne 2015 intitulé Technopoles radieuses.

Puis concerts avec :
* L'Intruse * (Tour de chant)
* Louis Minus XVI * (Noise rock & free jazz)
* L'Enquête piétine * (Tape loops)

[Prix libre]
Voilà, voilà?.
Adieu & Au Secours !

Source : http://www.campuslille.com/index.ph?

Sat Apr 02, 2016 20:32 (fr)
Quelques notes prises en réécoutant l'émission La Grande Tchache sur Radio Grenouille (du 23 février 2016 à 17h30), suite à la plainte déposée contre Jean-Marc Rouillan pour "Apologie de terrorisme"? Qui est renseigné sur les engagements passés et présents de Jean-Marc Rouillan ne peut penser un seul instant que ce dernier puisse défendre, de quelque façon que ce soit, ce que représentent Daesh et l'EI. À moins d'un soudain excès de folie. Et de folie il n'est pas question ici, l'écoute de l'entretien (...) - non locales / critiques des médias, répression judiciaire, répression policière

Quelques notes prises en réécoutant l'émission La Grande Tchache sur Radio Grenouille (du 23 février 2016 à 17h30), suite à la plainte déposée contre Jean-Marc Rouillan pour "Apologie de terrorisme"?

Qui est renseigné sur les engagements passés et présents de Jean-Marc Rouillan ne peut penser un seul instant que ce dernier puisse défendre, de quelque façon que ce soit, ce que représentent Daesh et l'EI. À moins d'un soudain excès de folie. Et de folie il n'est pas question ici, l'écoute de l'entretien donné sur Radio-Grenouille ce 23 février confirme, si besoin est, de la lucidité du gars. Sur ce point-là déjà soyons rassurés, sa fidélité à son combat de militant communiste révolutionnaire contre toute forme d'impérialisme, contre toute forme de pouvoir étatique se construisant sur la contrainte des corps et des esprits, reste vive, déterminée, et joyeuse.

Ce qui donc mérite d'être étudié, sont les raisons de cette furie médiatique : comment se construit-elle (organisation des mensonges et des approximations), dans quel contexte, pourquoi?

Car si la phraséologie produite par les rouages communicationnels de la domination est vulgaire, et surprend par son obscénité, derrière chaque nouvelle poussée de l'obscène une intelligence est à l'?uvre contre notre liberté d'expression.

Lorsqu'on écoute cet entretien, on comprend très vite que le hiatus n'est pas, à proprement parlé, sur ce qui se dit sur Daesh (grosso modo, interviewé et intervieweurs sont d'accord sur l'inacceptabilité de ce que propose cet « état » islamique et des moyens employés). Par contre, ce qui pose très vite problème, est le refus de Jean-Marc Rouillan d'accepter le cadre même de la discussion proposée (qu'être contre Daesh ne peut signifier qu'être du côté de ce contre quoi Daesh se mobilise, c'est-à-dire la France démocratique) et l'assignation qui, conséquemment, lui est faite : être un porte-parole de cette démocratie blessée.

On remarquera au passage :

1. Que toute l'argumentation montée contre Daesh et l'E.I. se construit sur le traumatisme né du choc d'actes guerriers, sur l'émotion et l'empathie, et sur du religieux : face au monothéisme criminel de Daesh, se construit un monothéisme républicain (comme symbole : la Place de la République devenue sanctuaire, lieu de prière laïque ? François Hollande ne s'y trompe pas, qui lui-même poussera des cris d'orfraie et glapira à l'hérésie lorsque, lors d'une manifestation contre l'état d'urgence, ce sanctuaire fut piétiné ? cris très vite ravalés, lorsqu'il fut prouvé que ce saccage, cette inacceptable profanation fut l'?uvre, non des manifestants, mais des CRS eux-mêmes). Ainsi, jamais l'analyse et la critique ne se posent sur le terrain du politique (on se souviendra d'ailleurs du tonitruant « Expliquer, c'est déjà vouloir un peu excuser » de Manuel valls, menace claire cherchant à surseoir à toute velléité d'analyse), mais sur le système binaire immémorial bien guerrier : le mal contre le bien.

2. l'assignation faite à Jean-Marc Rouillan ? assignation fortement suggérée aujourd'hui à toute personne publique ?, s'apparente à un nouveau genre du repentir ; si on connait sa forme habituelle (qui commence par le célèbre « je regrette? », que tou-te-s les prisonnier-e-s politiques du monde entier connaissent bien ? Jean-Marc Rouillan a payé le prix fort de ne s'y être jamais plié), celle-là, plus subtile, plus perverse, n'oblige plus au regret, mais au contraire à crier moi aussi. « Moi aussi je suis Charlie »? Ainsi certaines personnalités de l'ombre ont pu accéder à la lumière ; et d'autres, que des prises de positions courageuses ou sulfureuses avaient renvoyé dans les marges, se sont réinventées une virginité? et cela à moindre frais, crier avec les loups semble sans doute moins compromettant que la terrible solitude du je regrette. Et pourtant?

Dans cet entretien, Jean-Marc Rouillan, d'emblée, déplacera les curseurs du débat. Dans un premier temps, en ne se plaçant que sur un terrain politique. Et, dans un second temps, en refusant l'assignation qui lui était faite. Ainsi, si il ne cesse d'être critique quant à la politique de Daesh, il ne l'est pas moins à l'égard de la France, et dans cette guerre, il s'affirme neutre : il y a d'un côté un état islamique conduit par une bourgeoisie sunnite criminelle ultra-réactionnaire nommée Daesh, et, de l'autre côté, un état français qui s'est construit lors de la 3e république sur deux événements : le massacre de la commune (30 à 40000 communard-e-s assassiné-e-s) et le fait colonial (Ce qui s'est passé en Algérie m'empêchera toute ma vie de chanter la Marseillaise et de porter le bleu-blanc-rouge, dit-il). Il réfute tout argument religieux ou relevant du choc des civilisations, répugne à piocher dans le champ lexical de l'horreur, de l'émotivité et de l'empathie victimaire afin d'éviter que son argumentation ne soit vrillée de trop d'affect, et reste dans une logique dialectique.

Le format de l'émission, sorte de discussion à bâtons rompus, n'offre pas réellement le temps ni l'espace de déplier une pensée politique ? juste de poser les bases de son argumentation, en expliquant les raisons de sa neutralité dans une guerre qu'il considère ne pas être la sienne. Il rappelle que, hier comme aujourd'hui, son combat est ailleurs, évidemment international, pour l'émancipation des peuples. Et ce combat, il en trouve l'écho en France du côté des quartiers populaires, des bidonvilles, des camps de réfugiés? et de toutes les minorités menacées par un système policier de plus en plus présent et pressant. Jean-Marc Rouillan ne s'y trompe pas, qui voit dans l'état d'urgence la mise en place de nouveaux moyens de contrôle et de soumission de la population, la lutte anti-terroriste n'étant qu'un prétexte ? personne n'est dupe, jamais ces dispositifs policiers et militaires n'empêcheront une organisation terroriste telle que Daesh d'agir.

Ainsi, Rouillan perturbe la grande messe consensuelle qui oppose dans un affrontement duel Daesh représentant les forces du mal et la France démocratique incarnant les forces du bien, renvoie dos à dos ces états à leur logique mortifère de domination, et refuse l'invitation qui lui est faite de rejoindre le cénacle bien pensant des experts autorisés pour retrouver sa place, celle de compagnon indéfectible de la plèbe contre laquelle, au bout du compte, se construit l'état d'urgence.

De replacer le débat sur des bases politiques, permet à Jean-Marc Rouillan de resituer les attentats de Paris dans leur contexte (une guerre menée par la France en Afrique, au Moyen-orient et au Proche-orient, avec notamment les bombardements en Syrie et en Irak ? quand on bombarde une école on lève 2000 combattants pour Daesh, rappelle-t-il ? et l'hypocrisie d'un état français qui dit combattre Daesh tout en commerçant avec le Qatar et l'Arabie-Saoudite, notamment en leur vendant des armes ? alors qu'on les sait défenseurs d'un Islam radical et sont soupçonnés de financer Daesh. Hasard du calendrier, Alors que Rouillan tient ces propos, nous apprenons que Hollande décerne la légion d'honneur à Mohammed ben Nayef, prince héritier d'Arabie Saoudite. Toujours dans cette même cohérence hypocrite et criminelle, et dans un même temps, Manuel Valls, lors d'un dîner au CRIF, affirme que l'antisionisme est « tout simplement le synonyme de l'antisémitisme et de la haine d'Israël », disqualifiant et rendant d'un coup hors-la-loi toute forme de dénonciation de la politique d'apartheid du gouvernement israélien. Ainsi, selon leur propre logique, le premier se rend coupable de collaboration avec l'ennemi, tandis que le second se rend coupable d'incitation à la haine raciale, tant son affirmation révisionniste insulte et isole tout une partie de la population, et notamment une grande partie des habitants des quartiers populaires qui soutient effectivement la résistance palestinienne, non pas pour des raisons religieuses ou racistes comme aimerait nous le faire croire les représentants de l'état français (n'oublions pas que l'antisémitisme est une affaire occidentale, et que ce sont des pays européens ? dont la France collaborationniste ? qui ont rempli les camps de concentration ; il y a donc là une évidente tentative de permutation des culpabilités), mais pour des raisons bel et bien politiques. Ne sont-ce pas là des actes relevant du terrorisme d'état ?

C'est une vieille habitude, dans notre démocratie, de baliser un débat « publique » puis d'inviter des experts à exercer leur talent de rhétoricien, afin que la population puisse choisir « librement » son opinion. La fabrication du prêt-à-porter de la pensée a toujours très bien fonctionné, l'information ainsi distillée par la presse du pouvoir décide jusqu'à la critique permise. Ainsi, lorsqu'il est question des jeunes des quartiers populaires, nous avons le choix entre deux propositions : ou ils sont racailles (avec l'idée que certaines sûrement sont sauvables), ou ils sont victimes (avec l'idée que certaines assurément vont se muer en racaille) ? autant dire qu'ici victime et coupable sont les deux versants du même sujet colonisé, l'un hérité de la droite, qui prône l'asservissement par la force ; l'autre, héritée de la gauche, qui prône un humanisme dont l'idéal serait de soulager sans émanciper (cela peut s'appeler, par exemple, l'intégration).

Prenons deux exemples sur le fonctionnement de ces débats :

1. Lors du procès des enfants Zyed et Bouna : tous les commentaires, analyses et observations tournaient autour du thème de la culpabilité : qui est coupable, non coupable, victime ou non, etc. Personne, parmi les médias autorisées, n'a pensé ou voulu revenir à la simple descrition des faits : en France, des enfants, dans certains quartiers, ont peur de la police. Peur au point de fuir. Peur au point de risquer leur vie ? alors qu'ils n'ont commis aucun délit. La notion de responsabilité et de culpabilité alors ne se serait peut-être pas délayée dans ce qui a été finalement traité comme un fait divers, voire un regrettable accident ? mais aurait pu prendre toute son ampleur politique, avec une remise en question directe de la responsabilité d'état. On comprend que personne, à gauche comme à droite, n'a intérêt à un tel débat.

2. Lors des émeutes de 2005, la gauche a inventé ce concept fumeux de révolte non politique, en se basant sur la simple observation que, de cette effervescence, n'émergeaient aucune figure charismatique (aucun chef), aucun mot d'ordre, aucun discours, aucune parole ? ou plutôt, aucune parole audible de là où ils étaient. Parce qu'il leur était impossible de penser une séquence spontanée qui se vivait en dehors de leur grille habituelle de réflexion ; parce qu'ils étaient dans l'impossibilité de comprendre ce qu'est une parole doublement confisquée (confisquée par une classe politique de gauche qui a trahi, et confisquée par l'aberration même de ce que vivent ces jeunes) ; et enfin parce qu'ils étaient dans l'impossibilité de comprendre que le geste est une parole, que les corps inventent de nouveaux langages, et qu'une pensée peut s'exprimer par l'action? ils ont enterré dans un débat fermé le sens même de cette émeute, ont abandonné ces jeunes face à une violence policière extrême (certains, 11 ans après, croupissent toujours en prison dans l'indifférence générale) et ont ratifié d'un trait définitif la séparation des quartiers populaires du reste de la population.

Dans ce contexte, où la classe politique française dans son ensemble acte sa rupture avec ces populations en révélant son racisme structurel, Jean-Marc Rouillan, à contre-courant, refuse de participer de cette politique de la séparation, déplace les curseurs du débat imposé avec ses logiques binaires et réinjecte de la politique dans le débat public, c'est-à-dire à l'endroit même où se joue habituellement le travail de dépolitisation. Se faisant, il se désolidarise de « l'esprit Charlie » et rejoint la cohorte des soupçonnables tel que définis par Valls.

Car de quoi donc accuse-t-on JMR ? D'apologie du terrorisme ? Sa critique à l'égard de Daesh est sans ombre, et il n'est (ne peut être) à aucun moment solidaire de ceux qui ont commis ces attentats. Le terme de courage qu'il a utilisé ? et qui lui est fortement reproché ? est un terme difficile, qui ne veut pas dire grand chose. On qualifie de courageux aussi bien un geste de résistance admirable, que l'exploit guerrier né d'une obéissance aveugle et stupide à un pouvoir supérieur, que les exploits totalement idiots que l'on trouve dans certains journaux ? souvent ceux-là même qui accusent aujourd'hui Jean-Marc Rouillan ?, ou encore dans des livres comme le Guiness des Records ? tel ce chinois qui c'est planté 2009 aiguilles dans le corps, ou cet autre saoudien qui s'est introduit 22 scorpions vivants dans la bouche. Courage peut à la fois saluer un geste noble, une détermination sans intelligence, et l'acte le plus imbécile qui soit. Dans le cadre de cet interview, nul doute que Jean-Marc Rouillan, combattant, s'est imaginé dans la peau de celui qui se trouve traqué par des milliers de policiers armés. Nulle doute qu'il ait déjà vécu ce genre de situation. Et qu'il sait dans sa chair quel sang-froid avoir pour affronter une telle adversité. Lors des reportages télévisuels qui couvraient ces événements, on se souvient de policiers qui étaient eux-mêmes médusés de la détermination de ces jeunes qui non seulement ne reculaient pas mais avançaient droit devant, malgré le tir nourri des armes dirigés contre eux. Appréciation technique donc, où le mot courage trouve mal sa place ? ce qui peut sans doute être source de débat voire de désaccord (Jean-Marc Rouillan a d'ailleurs eut maintes fois l'occasion de s'expliquer sur l'emploi de ce mot), mais certainement pas d'une condamnation pour apologie de terrorisme. Par contre, ce que dit Rouillan dans sa critique du terrorisme via Daesh, c'est son esprit totalement capitaliste car basé sur le mortifère, le sacrifice, la mort ? qu'il oppose avec l'action directe telle qu'envisagée et pratiquée par certains militants révolutionnaires, où il n'était jamais question de sacrifice, mais, au contraire, de joie, de solidarité et d'espoir.

On comprend bien que cette histoire arrive à point nommé pour le gouvernement. Alors que la jeunesse se mobilise contre la loi El Khomri et semble se préparer à une lutte acharnée ; alors que dans divers secteurs, des ouvriers et salariés se mobilisent ; alors que des collectifs s'organisent dans les quartiers populaires ; alors que des ZAD se créent un peu partout et résistent à l'acharnement policier? réveiller « l'esprit Charlie » (ou ce qu'il en reste) reste une carte maîtresse du gouvernement, qui fédère et permet de jeter un mouchoir sur la mise en place de plus en plus évidente d'un gouvernement totalitaire. Jean-Marc Rouillan est parfait dans le rôle du fusible : état d'urgence oblige, il importe d'envoyer un nouveau signal fort pour le renforcer ? par exemple ici, en jetant derrière les barreaux le porteur d'une parole libre.

Car, au bout du compte, c'est cela qui est reproché à Jean-Marc Rouillan. Malgré ses années de prison ; malgré la maladie que 25 années d'enfermement lui a laissé en héritage ; malgré l'interdiction qui lui est imposée de s'exprimer sur certains sujets ; malgré les contraintes de déplacement (interdit de séjour dans 38 départements et interdiction de passer des frontières) ; malgré les astreintes judiciaires et la surveillance policière? malgré tout cela, il agit en homme libre, refuse cette auto-censure si bien et si largement pratiquée aujourd'hui, et s'exprime comme il veut et où il veut.

C'est cette liberté qui est condamnée par l'état. C'est cette liberté qui vaut à Jean-Marc Rouillan la menace d'être renvoyé en prison, et peut-être définitivement. C'est cette liberté qu'avec lui nous perdons un peu plus, si nous ne réagissons pas. C'est cette liberté que nous devons, coûte que coûte, défendre.

https://blogs.mediapart.fr/laurent-?

Wed Mar 30, 2016 16:41 (fr)
Salut, La vidéo fait mal. De mauvais souvenirs. On n'en guérit pas? Si vous connaissez le lycéen de Bergson frappé par le flic, dites-lui qu'on reste disponible pour aider à ne pas trébucher dans les méandres de la justice. Attention, comme pour nous, tel et mails sur écoute pour toute la famille. Filatures. C'est du vécu. Dans tous les cas il faut porter plainte, disséquer les PV des flics, rassembler de suite les témoignages, sans altérer la vérité. Le flic a déjà tout faux? Aucune résistance à (...) - analyses / lois sécuritaires, violence policière, répression judiciaire, répression policière

Salut,

La vidéo fait mal. De mauvais souvenirs. On n'en guérit pas?
Si vous connaissez le lycéen de Bergson frappé par le flic, dites-lui qu'on reste disponible pour aider à ne pas trébucher dans les méandres de la justice.
Attention, comme pour nous, tel et mails sur écoute pour toute la famille. Filatures. C'est du vécu.
Dans tous les cas il faut porter plainte, disséquer les PV des flics, rassembler de suite les témoignages, sans altérer la vérité.
Le flic a déjà tout faux?
Aucune résistance à l'interpellation, pas de proportionnalité, pas de légitime défense?.
Plus que l'agression, c'est le Faux et Usage de Faux en écritures publiques qui crée l'impunité. Le sens de notre combat.
Filmez, Filmez, Filmez la police

Christian père de Geoffrey, lycéen mutilé par un flic (2010 MV des retraites).
Procès en appel les 9/10/11 janvier 2017.
contact : assemblee.des.blesses gmail.com

Wed Mar 30, 2016 14:18 (fr)
La ville est à nous ! Une journée d'ateliers sur l'urbanisme L'APU Fives et le collectif Plancton vous invitent le samedi 16 avril 2016 à une journée d'ateliers sur ce qui s'appelle "l'urbanisme" ou "l'aménagement du territoire". L'atelier aura lieu à l'APU du vieux Lille, 14 rue des tours de 10h à 18h. Nous voulons nous réapproprier la ville, son fonctionnement, pouvoir décider de comment elle s'organise, se construit, se modifie, parce que tout cela à un impact sur nous. Et plus simplement nous aimerions (...) - agenda / squatts

La ville est à nous !
Une journée d'ateliers sur l'urbanisme

L'APU Fives et le collectif Plancton vous invitent le samedi 16 avril
2016 à une journée d'ateliers sur ce qui s'appelle "l'urbanisme" ou
"l'aménagement du territoire". L'atelier aura lieu à l'APU du vieux
Lille, 14 rue des tours de 10h à 18h.

Nous voulons nous réapproprier la ville, son fonctionnement, pouvoir
décider de comment elle s'organise, se construit, se modifie, parce que
tout cela à un impact sur nous. Et plus simplement nous aimerions bien
savoir aussi ce que signifient les panneaux "fabrique des quartiers" qui
s'affichent sur des maisons qui viennent d'être expulsées, qui choisit
que tel quartier doit être démoli et au profit de qui et pourquoi ?

Cette journée nous apportera des connaissances, des envies et des moyens
pour comprendre les processus et organisations qui gouvernent
l'urbanisme et reprendre la main dessus. Et comme nous préférons les
petits ateliers collectifs qui renforcent aux grandes assemblées qui
endorment, nous avons pensé à ça :

* Matin, à 10h : Étude de cas : acteurs et logiques, description du
processus d'urbanisation le matin et des parties-prenantes, en
s'appuyant sur la destruction-reconstruction de la cité lys à Fives
* Repas à 12h : Amène et partage ce que tu veux boire & manger
* Aprem* à 14h : 3 thématiques à creuser en sous-groupes :
- Quand, comment et où trouver les informations importantes pour
lutter contre des projets d'urbanisation
- Gagnant-es/Perdant-es (« Relogement » des familles : comment ça
marche ?) Les conséquences, qui en profite et qui y perd
- Comment s'opposer à cette manière de faire la ville ? Retour
d'expérience de mobilisations.) (Comment on ferait la ville ?)
Quelle ville voulons-nous ?
* Conclusion à 17h : Retours sur les sous-groupes, discussions et
quelles suites voulons-nous donner à l'atelier ?

N'hésitez-pas à transmettre cette invitation autour de vous !

* On essaiera que l'après-midi soit agréable aussi aux personnes qui
n'auraient pas pu venir le matin.

Wed Mar 30, 2016 13:11 (fr)
Samedi 09 avril à 15h. Présentation du livre "A ceux qui se croient libre" de Thierry Chatbi (1955-2006), au éditions l'insomniaque, en présence de Nadia Ménenger, amie de l'auteur ayant organisé et choisi les textes publiés dans le livre, militante investie dans les luttes autour de l'univers carcéral. Présentation suivie d'une discussion libre à l'insoumise, au 10 rue d'Arras à Lille, ouverture à 14h. "Ce recueil de lettres et de témoignages retrace une vie passée principalement derrière des barreaux? Né (...) - agenda / prisons

Samedi 09 avril à 15h. Présentation du livre "A ceux qui se croient libre"
de Thierry Chatbi (1955-2006), au éditions l'insomniaque, en présence de
Nadia Ménenger
, amie de l'auteur ayant organisé et choisi les textes
publiés dans le livre, militante investie dans les luttes autour de
l'univers carcéral.
Présentation suivie d'une discussion libre à l'insoumise, au 10 rue d'Arras à Lille, ouverture à 14h.

"Ce recueil de lettres et de témoignages retrace une vie passée
principalement derrière des barreaux? Né en 1955, Thierry Chatbi a connu
la maison de correction dès l'enfance, puis dans des centres pour jeunes
détenus pendant son adolescence. Par la suite, il a été enfermé dans des
maisons d'arrêt avant d'aller pourrir dans des centrales de haute
sécurité.[?] Il a pris une part active aux mouvements de prisonniers des
années 1980. Son engagement l'a conduit à passer plus de treize ans dans
les quartiers d'isolement, dont il n'a cessé de dénoncer l'existence."

Tue Mar 29, 2016 15:03 (fr)
Nous vous transmettons cet appel à solidarité avec les squateureuses de Calais qui ont été expulsé-es dimanche par la police qui a tenté d'enfoncer la porte d'entrée puis a brisé une fenêtre pour entrer (voir le récit en bas de ce message). https://www.youtube.com/watch?v=wTOhtBx3MA8 https://www.youtube.com/watch?v=lvrCe7g6Opc Après un premier passage devant le/a juge des détention et liberté aujourd'hui, il y a un appel à aller les soutenir demain mercredi 30 mars 2016 à Boulogne-sur-mer pour obtenir (...) - agenda / squatts, sans frontières, prisons, répression judiciaire

Nous vous transmettons cet appel à solidarité avec les squateureuses de Calais qui ont été expulsé-es dimanche par la police qui a tenté d'enfoncer la porte d'entrée puis a brisé une fenêtre pour entrer (voir le récit en bas de ce message).

https://www.youtube.com/watch?v=wTOhtBx3MA8
https://www.youtube.com/watch?v=lvrCe7g6Opc

Après un premier passage devant le/a juge des détention et liberté aujourd'hui, il y a un appel à aller les soutenir demain mercredi 30 mars 2016 à Boulogne-sur-mer pour obtenir leur libération lors de leur comparution immédiate à 14h.

? -

Le communiqué :

28 mars 2016 - Calais
Appel à solidarité avec les squateuse-eur.s de calais
https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/2016/03/28/appel-a-solidarite-a...

Ce Lundi 28 Mars 2016, 8 ami-es qui squattaient un bâtiment à Calais sont toujours détenus pour avoir osé défier la « tolérance zéro envers les squats » dans cette ville ouvertement ségréguée (cf. leur communiqué plus bas).

Les chefs d'inculpation qui les visent : violation de domicile et dégradation. Or ce bâtiment était vide depuis de nombreuses années, et les dégradations ont été commises par les forces de police. En effet avec l'aide de l'adjoint au maire M Mignonnet ils ont procédé à l'expulsion illégale en défonçant une fenêtre et en enfonçant la porte pour pénétrer à l'intérieur du bâtiment sans avoir attendu la plainte du propriétaire.

Mardi 29 Mars à 14h aura lieu une audience publique pour les 8 ami-es au tribunal de Boulogne devant le juge des libertés et de la détention. Nous lançons un appel à soutien face à cette répression d'État contre ceux et celles qui agissent pour la solidarité et l'humanité, avec les sans voix.

En ces temps où la liberté est érodée par l'État pour faire place à la peur, au contrôle et à la violence, il est important de se tenir ensemble, contre l'injustice de ce qui se passe en France et en Europe, le racisme et le fascisme qui se déguise en démocratie et en liberté.

On appelle à soutien le Mardi 29 Mars à 14h pour l'audience devant le JLD et le Mercredi 30 Mars à 14h à Boulogne encore pour la comparution immédiate.

Nous vous tiendrons au courant.

? -

27 mars 2016 - Calais
Un toit pour tout.e.s !
https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/2016/03/27/un-toit-pour-tout-e-...

**Nous sommes un groupe de personnes de différents pays et horizons politiques qui luttons pour le droit au logement pour tous, peu importe son origine. Ce dimanche 27 mars 2016 nous occupons publiquement l´ancien foyer « Le moulin blanc » au 20 rue Eustache de Saint Pierre/ 7 rue des prêtres à Calais. Nous vous invitons à venir soutenir cette occupation. Votre présence sur place serait fortement appréciée, voire recommandée pour le succès de cette action. Vous êtes les bienvenus autour d´une tasse de thé !**

Le logement est un droit, et non un privilège. Chacun mérite un endroit chaud, sec et sûr pour vivre, quelque soit son âge, son origine, son genre, sa sexualité, sa classe sociale ou sa situation migratoire.

Squatter est une action qui fait sens dans le contexte de Calais, ville qui rassemble des milliers de personnes sans abris et un grand nombre d'habitations inoccupées. De nombreuses personnes avec et sans papiers, ont passé des hivers à la rue depuis la fermeture du centre de Sangatte. Aujourd'hui, la situation va de mal en pis.

La ségrégation sévit à Calais. En 2015, le gouvernement a évacué tous les squats .occupés par des sans abris et refoulé leurs habitants dans un ghetto à des kilomètres du centre ville.

Maintenant même ce ghetto de la périphérie est attaqué. Ces derniers mois, nous avons été témoins de la destruction de la moitié sud de la jungle où habitaient plus de 2000 individus. Certaines personnes ont quitté Calais. Beaucoup ont déménagé vers la zone nord de la « jungle » qui est désormais surpeuplée, situation engendrant une proximité forcée qui augmente les risques d'incendies et les tensions entre les communautés. D'autres vivent désormais dans les rues de Calais. Pour toutes ces raisons, nous soutenons la création d'un espace d'accueil des sans abris à Calais, pour qu'ils puissent se reposer et récupérer de la vie éreintante de la jungle.

Pour toute personne qui ne ressemble pas à un européen, le message de la police est très clair : sa place est dans la ?jungle?. Ceux qui osent se rendre au centre-ville risquent désormais de sévères attaques fascistes. De nombreuses personnes se sont faites tabassées ou ont disparues. Le 12 mars 2016, un groupe de 130 personnes a bloqué les trois ponts qui relient le centre-ville à la jungle empêchant les migrants de rentrer dans la ville. Le message est évident : vous n'êtes pas les bienvenus.

Nous sommes réellement préoccupés par les faits suivants : la destruction systématique des abris et la ségrégation qui existe au sein de cette ville, nous rappellent un sombre épisode historique. En conséquent créer des lieux de vie dans la ville, pour les personnes qui ont été obligées de vivre dehors, est un acte peut être illégal mais légitime.

Nous avons porté notre choix sur un ancien refuge pour personnes sans abris qui est vide depuis plusieurs années ! En rendant à cet espace sa fonction originelle, nous pointons du doigt l'échec du gouvernement quant à l'hébergement de personnes sans abris à Calais, et tentons de montrer que lorsque les personnes sans abris et ceux qui les soutiennent travaillent ensemble, nous parvenons à créer des initiatives réellement inspirantes.

Loi sur le logement :
Article L 345-2-2 : Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale à accès, à tout moment à un dispositif d'hébergement d'urgence.
Cet hébergement d'urgence doit lui permettre, dans des conditions d'accueil conforme à la dignité de la personne de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l'hygiène, une première évaluation médicale, psychique et sociale, réalisée au sein de la structure d'hébergement ou, par convention, par des professionnels ou des organismes extérieurs et d'être orientée vers tout professionnel ou toute structure susceptibles de lui apporter l'aide justifiée par son état, notamment un centre d'hébergement ou de réinsertion sociale, un hébergement de stabilisation, une pension de famille, un logement-foyer, un établissement pour personnes âgées dépendantes, un lit halte soin santé, ou un service hospitalier.

S´il vous plaît, signez aussi cette pétition et faites la circuler dans vos réseaux :

http://www.ipetitions.com/petition/support-squatters-rights-in-calais

Le collectif « Salut ô toit »

Email : un_toit_chez_riseup.net

? -

27 mars 2016 - Calais
Expulsion du nouveau squat
https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/2016/03/27/newly-opened-squat-e...

Un batiment qui avait été récemment squatté a ètè ouvert publiquement ce matin sur la rue des Pretres a Calais. Il s'agit d'un ancien foyer pour les personnes sans-abri, abandonné depuis des années. Des gens ont commencé a se rassembler vers 11h le matin, pour soutenir ceux et celles qui étaient déjà barricadé a l'interieur. Un voisin a appelé la police allant jusqu'à leur proposé de l'aide pour nous expulsé (sic). Aux environs de 14h, le batiment fut entouré d'une douzaine de camions CRS, et ceux et celles à l'interieur avaient déjà monté sur le toit. Vers 16.30, les keufs ont commencé a repousser des gens à l'extérieur et à défonçer la porte du batiment avec l'aide d'un bélier. L'adjoint au maire, dont le nom ne vaut pas la peine d'etre publié, tenait le belier ensemble avec les CRS. N'ayant pas reussi a défoncer la porte-avant de la maison, ils ont alors brisé une fenetre pour ouvrir la porte de l'interieur. Ils ont ensuite grimpé sur le toit depuis l'interieur, descendant les camarades un-e par un-e, le trainant par terre jusq'au camion d'arrestation.

Vu que les ami-e-s venu-e-s en soutien a l'exterieur se sont fait repoussé-e-s et chargé-e-s par les keufs et tenues éloigné-e-s de l'action, nous n'avons pas beaucoup de témoignages de l'expulsion. Toutes tentatives de filmer la scène depuis l'exterieur ont été empeché par les flics. Tout-e-s celles et ceux qui se trouvaient à l'interieur du squatt se sont fait embarqué-e-s au poste. Un keuf nous a dit qu'ils et elles étaient au commisariat central situé près du centre-ville, mais pour l'instant nous n'avons pas pu vérifier celà.

Mon Mar 28, 2016 21:21 (fr)
À 20h (pétante !) au CCL et en direct de Radio Campus Lille (106.6 MHz), discussion avec des membres de la revue Z autour du dernier numéro paru à l'automne 2015 intitulé Technopoles radieuses. Puis concerts avec : L'Intruse (Tour de chant) Louis Minus XVI (Noise rock & free jazz) L'Enquête piétine (Tape loops) [Prix libre] - agenda / médias libres
JPEG - 90.3 ko

À 20h (pétante !) au CCL et en direct de Radio Campus Lille (106.6 MHz), discussion avec des membres de la revue Z autour du dernier numéro paru à l'automne 2015 intitulé Technopoles radieuses.

Puis concerts avec :
L'Intruse (Tour de chant)
Louis Minus XVI (Noise rock & free jazz)
L'Enquête piétine (Tape loops)

[Prix libre]

Mon Mar 28, 2016 15:56 (fr)
Des habitant-e-s de la ZAD de Notre Dame des Landes se déplacent à Arras le lundi 4 avril pour parler de ce qui se joue chez elles et eux, contrer les menaces d'expulsions, partager leurs envies de construire une zone en lutte au-delà du projet d'aéroport. Venez échanger avec eux et des paysans le 4 avril à la Maison des sociétés- salle A - 16 rue Aristide Briand - ARRAS - de 18h30 à 21h (fermeture des portes impérative à 22h) Au programme : projection d'une petite vidéo faite sur la ZAD sur des (...) - agenda / agriculture, alternatives, écologie

Des habitant-e-s de la ZAD de Notre Dame des Landes se déplacent à Arras le lundi 4 avril pour parler de ce qui se joue chez elles et eux, contrer les menaces d'expulsions, partager leurs envies de construire une zone en lutte au-delà du projet d'aéroport.

Venez échanger avec eux et des paysans le 4 avril à la Maison des sociétés- salle A - 16 rue Aristide Briand - ARRAS - de 18h30 à 21h (fermeture des portes impérative à 22h)

JPEG - 58.8 ko


Au programme : projection d'une petite vidéo faite sur la ZAD sur des initiatives de reconstruction et agriculture, débat et discussion avec les occupant-e-s de la ZAD et des membres de la Confédération paysanne et des Amis de la Confédération Paysanne

Les occupant-e-s de la ZAD (Zone à Défendre) de Notre-Dame des Landes viendront témoigner et discuter avec vous des perspectives de la lutte contre l'aéroport mais aussi des alternatives en actes construites là-bas depuis l'arrivée des nouveaux habitants depuis 2009. C'est l'occasion d'entendre un son de cloche différent de celui des médias, directement de la bouche de celles et ceux qui vivent et luttent sur place et de visionner un film courts traitant de ces sujets.
Un ou plusieurs paysans de la Confédération Paysanne expliqueront aussi leur engagement.
Quelques pistes de discussions (à compléter bien sûr selon vos envies lors de cette soirée) :
- Les pratiques collectives (agricoles, artisanales, ..) dans les fermes et sur les terres occupées,
- Les tentatives de sortie concrète de l'économie marchande,
- Quelques réflexions sur le futur partage des terrains repris à Vinci,
- Les formes d'autogestion et d'organisation sur la ZAD : les AG, etc.
- Les convergences avec les associations et les initiatives citoyennes et solidaires sur Arras et le Pas de Calais Somme

Cette soirée sera aussi l'occasion de rencontrer quelques personnes du comité zads lille, de la Confédération paysanne et des Amis de la Confédération Paysanne pour discuter de leurs différentes actions passées ou à venir.

Cette soirée est ouverte à tous.

Faites tourner l'info et venez nombreux !

Informations sur la page publique du comité : https://www.facebook.com/comitezadlille/

Contact e-mail : comitezadslille riseup.net

http://nordpasdecalais.confederatio?

http://www.lesamisdelaconf.org/

Indymedia Lille >>

IMC network

Featured Stories from Federated Groups of Indymedia Centres
Featured Stories Selected by local IMCs around the world
© 2001-2016 Independent Media Centre Ireland. Unless otherwise stated by the author, all content is free for non-commercial reuse, reprint, and rebroadcast, on the net and elsewhere. Opinions are those of the contributors and are not necessarily endorsed by Independent Media Centre Ireland. Disclaimer | Privacy