Global IMC Features

Mon Feb 13, 2012 11:42 Recent stories compiled by IMC editors worldwide

offsite link Pese al amedrentamiento y el cerco mediatico Mon Feb 13, 2012 09:15 | Argentina | ot

offsite link Pese al amedrentamiento y el cerco mediatico Mon Feb 13, 2012 09:15 | Argentina | ot

offsite link Foto-reportaje: Estudiantes repudian brutalidad policiaca a un año de los event... Mon Feb 13, 2012 08:06 | Puerto Rico | ot

offsite link Boletín UJS Febrero 2012 Mon Feb 13, 2012 02:14 | Puerto Rico | ot

offsite link War Is Not the Answer Sun Feb 12, 2012 23:29 | Rogue Valley | en

Global IMC Features >>

Indymedia Global Website Features

en | Mon Feb 13, 2012 10:23 Features selected and composed by the www-features and www-editoriales groups

offsite link Protesting Ten Years of US Occupation Mon Oct 10, 2011 18:13 | en

offsite link Report on the Situation in Santiago Xanica, Oaxaca, México Sun Apr 03, 2011 04:11 | en

offsite link Right-wing vigilantes take over Roma neighbourhood Tue Mar 22, 2011 08:03 | en

offsite link Japanese disaster: Earthquake, Tsunami and Nuclear Catastrophe Thu Mar 17, 2011 18:44 | en

offsite link Xayakalan, Santa María Ostula: ?Nobody?s going to move us out of here? Tue Feb 01, 2011 12:01 | en

Indymedia Global Website Features >>

USA IMC Federation

Mon Feb 13, 2012 11:57 indymedia.us main features

offsite link OCCUPY ATLANTA AND TAKE BACK THE BLOCK SHUT DOWN CHASE BANK; 8 OCCUPIERS ARRESTE... Sat Feb 11, 2012 06:04 | Atlanta | ot

offsite link It's 2AM--Do you know where your police force is? Demanding ID's at Occupy Roche... Fri Feb 10, 2012 22:46 | Rochester | en

offsite link Pro-Choice Rallies Surround 39th Anniversary of Roe v. Wade Thu Feb 09, 2012 02:08 | San Francisco Bay Area | ot

offsite link Unanimous Voice Opposes New Jail at Champaign County Board Wed Feb 08, 2012 01:29 | Urbana-Champaign | ot

offsite link Right 2 Dream 2 - City Hall Protest Tue Feb 07, 2012 17:28 | Portland | en

USA IMC Federation >>

User Preferences

  • Language - en | ga
  • text size >>
  • make this your indymedia front page make this your indymedia front page
Anonyme - Mon Feb 13, 2012 12:12 (fr)
Voici donc l'interview Intégrale que les Anonymous ont collectivement donné à France Info et qui n'a pas été publiée. Bonsoir à tous 1. Bonsoir, nous sommes Anonymous. Merci d'avoir accepté ce modèle d'interview collective inédite. Avant de commencer, nous souhaitons vous rappeler que la personne connectée (le Coordinateur) avec vous pour dialoguer n'est pas un représentant d'Anonymous. Il ne sera que le relais entre le groupe et vous. Les réponses sont rédigées collectivement dans un autre (...) - Infos globales / Révoltes/grèves/luttes sociales, Culture/contre-cultures, Médias/propagande, Internet/luttes numériques, Répression/contrôle social

Voici donc l'interview Intégrale que les Anonymous ont collectivement donné à France Info et qui n'a pas été publiée. Bonsoir à tous

1. Bonsoir, nous sommes Anonymous. Merci d'avoir accepté ce modèle d'interview collective inédite. Avant de commencer, nous souhaitons vous rappeler que la personne connectée (le Coordinateur) avec vous pour dialoguer n'est pas un représentant d'Anonymous. Il ne sera que le relais entre le groupe et vous. Les réponses sont rédigées collectivement dans un autre endroit. Ce coordinateur n'est en rien responsable du contenu, des liens et des réponses qui seront transmises. Nous sommes enchantés d'avoir attiré votre attention sur notre mouvement et nous attendons votre première question. 2. Je tiens à vous remercier de la confiance que vous me portez, je vais tâcher de faire mon boulot le mieux possible 3. ? Pourquoi avoir accepté cette interview plutôt que de passer par les canaux habituels des communiqués de presse ? 4. Il est simple de détourner nos paroles lorsque nous sommes seuls face à un journaliste. Facile aussi de se faire passer pour un porte-parole. Actuellement la presse est demandeuse de ce genre d'interview d'anonymous. Ce soir nous répondons tous ensemble, tout le monde participe (tous ceux qui le veulent). Nous espérons que ça sera donc plus représentatif de la conscience collective.

Suite de l'interview : https://mysteriousflag.net/?p=131

Anonyme - Mon Feb 13, 2012 10:37 (fr)
Poitiers Concert de soutien aux inculpé.e.s de Toulouse http://www.antirep86.fr/ http://pourlaliberte.noblogs.org/ - Infos globales / Révoltes/grèves/luttes sociales, Répression/contrôle social, Projections/Débats/Concerts de soutien, mini-calendrier, Violences policières

Poitiers Concert de soutien aux inculpé.e.s de Toulouse

http://www.antirep86.fr/

http://pourlaliberte.noblogs.org/

Anonyme - Mon Feb 13, 2012 10:00 (fr)
Des villes européennes se mobilisent contre l'écrasement de la révolte du peuple grec. A Barcelone, Madrid, Berlin, Milan... des rassemblements s'organisent. Des centaines de blessés, à Athènes, Thessalonique..., dont plusieurs dans un état grave, par la police qui a militarisé le pays. Pendant ce temps la nuit dernière la capitale brûle dans les pires émeutes que le pays ait connu depuis la chute des colonels. Des Mairies, préfectures, ministères sont occupés, les syndicats de bases organisent (...) - Infos locales / Révoltes/grèves/luttes sociales, Répression/contrôle social, Travailleurs/chômeurs/précaires, mini-calendrier, Violences policières, Manifestations et rassemblements

Des villes européennes se mobilisent contre l'écrasement de la révolte du peuple grec. A Barcelone, Madrid, Berlin, Milan... des rassemblements s'organisent. Des centaines de blessés, à Athènes, Thessalonique..., dont plusieurs dans un état grave, par la police qui a militarisé le pays. Pendant ce temps la nuit dernière la capitale brûle dans les pires émeutes que le pays ait connu depuis la chute des colonels. Des Mairies, préfectures, ministères sont occupés, les syndicats de bases organisent l'autogestion, un hôpital est réquisitionné et autogéré par les travailleurs... Pendant ce temps les députés payés 8000 euros par mois votent un énième plan de "rigueur" qui réduit de 20% le salaire minimum et de 30% celui des jeunes pour rendre le pays plus "compétitif" (c'est-à-dire : exploitable), un programme de privatisations met en vente ce qui reste des services publics, etc. Les bourses flambent ce matin pour saluer "la responsabilité" de la classe politique grecque. Les banques françaises et allemandes jubilent.

Montrons-nous solidaires avec l'insurrection du peuple grec. RV ce 13 Février à 19 h devant l'ambassade de la Grèce : 17 rue Auguste Vacquerie. Paris 16ème

Anonyme - Mon Feb 13, 2012 07:46 (fr)
Ou l'on reparle des amis de Michel Collon, d'Olivier Mukuna , de Jean Bricmont et de leurs méthodes. Avec toutes les réserves que l'on peut avoir sur C.Fourest. Ce mardi 7 février, il devait se dérouler à l'Université Libre Bruxelles (ULB) une conférence-débat avec Hervé Hasquin (ancien recteur de l'université) et la journaliste française Caroline Fourest. Le thème de celle-ci était « L'extrême droite est-elle devenue fréquentable ? ». Au bout d'une vingtaine de minutes, la conférence a été interrompue par (...) - Infos globales / Fafs, réacs et collabos, etc., Révoltes/grèves/luttes sociales, Religions/obscurantismes, Racisme/Xénophobie, Antifascisme

- Ou l'on reparle des amis de Michel Collon, d'Olivier Mukuna , de Jean Bricmont et de leurs méthodes. Avec toutes les réserves que l'on peut avoir sur C.Fourest.

- Ce mardi 7 février, il devait se dérouler à l'Université Libre Bruxelles (ULB) une conférence-débat avec Hervé Hasquin (ancien recteur de l'université) et la journaliste française Caroline Fourest. Le thème de celle-ci était « L'extrême droite est-elle devenue fréquentable ? ». Au bout d'une vingtaine de minutes, la conférence a été interrompue par des contre-manifestants.

C'est Souhail Chichah, enseignant à l'ULB et militant d'une mouvance politico-religieuse fondamentaliste, qui s'était chargé de planifier cette action antidémocratique. Présent avec des militants et responsables d'Egalité *, dont Nordine Saïdi, et des disciples de Tareq Ramadan, Chichah avait prémédité son action depuis plusieurs jours, notamment sur Facebook. Leur objectif : empêcher Caroline Fourest de s'exprimer à l'Université Libre de Bruxelles !

- Liberté d'expression entravée

Il s'agit ni plus ni moins d'une entrave à la liberté d'expression, que l'on soit d'accord ou en désaccord avec les engagements militants de Caroline Fourest.

Souhail Chichah, membre du personnel de l'ULB et de diverses organisations libres exaministes (connues ou moins connues), et ses fidèles ont utilisé pour faire taire la journaliste française, auteure de plusieurs livres contre l'extrême droite et dénonçant tous les intégrismes religieux, d'une méthode d'extrême droite.

- Le Pen-Chichah, même combat !

En France, les experts en matière de violences lors de conférences publiques sont notamment le Groupe Union Défense (GUD, groupuscule étudiant raciste et néofasciste, lié comme Chichah au réseau pro-Dieudonné ), le Bétar et la Ligue de défense juive (LDJ). Ces deux dernières sont des organisations ultra sionistes d'extrême droite qui régulièrement empêchent de façon violente, comme hier soir Souhail Chichah, Nordine Saïd et leurs « compagnons de route », des meetings antifascistes de gauche et propalestiniens ().

Marine Le Pen, son Front national, les intégristes catholiques d'ultra droite et les groupes racistes s'attaquent régulièrement à Caroline Fourest. Désormais, pour faire front contre la journaliste antifasciste, l'extrême droite d'outre-Quiévrain peut compter, dans notre pays, sur le soutien de Souhail Chichah, Nordine Saidi et son mouvement Egalité.

Les sales méthodes de l'extrême droite contre la liberté d'expression ne sont pas toujours utilisées par ses représentants officiels...

- Manuel ABRAMOWICZ

(présent et témoin des incidents à l'ULB de ce 7 février 2012)

- Egalité, un mouvement raciste d'extrême droite ?

Le mouvement Egalité est apparu, à Bruxelles, à l'occasion des élections régionales de 2009. Ce groupuscule est composé d'islamistes, de militants associatifs et d'exclus du Parti du Travail de Belgique (PTB, d'obédience gauche marxiste athée), dont Nadine Rosa-Rosso, son ex-secrétaire générale. Comme la majorité des autres formations de la gauche radicale, le PTB n'a aucun contact avec Egalité.

- Son leader, Nordine Saïdi, fut exclu il y a quelques années du Mouvement contre le racisme, la xénophobie et le racisme (MRAX), pour avoir publié sur son blog des écrits considérés comme racistes.

M.AZ

En Belgique, l'humoriste raciste Dieudonné a reçu le soutien de Souhail Chichah et de Nordine Saïdi, le leader du mouvement Egalité. Sur cette photo prise au Zénith de Paris, en décembre 2006, proposée par le site antifasciste français Réflexe No Pasaran, se trouvent, en compagnie de Dieudonné, notamment Alain Soral (alors membre de la direction du Front national), Bruno Gollnish (ex-numéro deux du FN et partisan du négationnisme), Frédéric Chatillon (ancien dirigeant du GUD et actuel conseiller en communication de Marine Le Pen)...

- Note de la rédaction

Nous acceptons volontiers que nos informations soient reproduites. Nous souhaitons cependant que vous en citiez la source, en indiquant clairement qu'elles proviennent de ResistanceS.be, l'Observatoire belge de l'extrême droite.

ResistanceS.be, l'Observatoire belge de l'extrême droite.

http://resistances.be/chichah01.html

Anonyme - Sun Feb 12, 2012 18:23 (fr)
Appel du 24 février Samedi 25 février 2012, à Grasse Rencontre nationale contre la répression sécuritaire et les violences policières Face à la répression sécuritaire et au déferlement de violences policières, qui restent impunies, nous avons besoin d'unir nos forces. De nombreux comités « Vérité et Justice » se sont d'ores et déjà constitués. Des associations et des réseaux interviennent également pour dénoncer ces agissements et l'impunité dont bénéficient les auteurs de cette répression. En l'état (...) - Infos globales / Révoltes/grèves/luttes sociales, Répression/contrôle social, mini-calendrier, Violences policières, Racisme/Xénophobie, Manifestations et rassemblements

Appel du 24 février

Samedi 25 février 2012, à Grasse Rencontre nationale contre la répression sécuritaire et les violences policières Face à la répression sécuritaire et au déferlement de violences policières, qui restent impunies, nous avons besoin d'unir nos forces.

De nombreux comités « Vérité et Justice » se sont d'ores et déjà constitués. Des associations et des réseaux interviennent également pour dénoncer ces agissements et l'impunité dont bénéficient les auteurs de cette répression.

En l'état actuel, la dispersion de ces différentes initiatives les rend moins efficaces. Une majorité des acteurs de ces luttes aspire pourtant à la constitution d'un collectif élargi.

L'expérience nous apprend que seules l'action concertée et la mobilisation du plus grand nombre ont abouti à la mise en accusation de policiers. Malgré cela, les poursuites et, quand ils ont lieu, les procès intentés aux policiers conduisent rarement à leur condamnation. La police bénéficie de la protection de la justice : la connivence est de mise entre magistrats et forces de l'ordre.

La liste des victimes de la répression et de la violence d'État ne cesse de s'allonger. L'écrasante majorité de ces victimes est essentiellement constituée de Noirs et Arabes, le plus souvent habitants de quartiers populaires.

Toutes ces violences et cette répression ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les prévenir. Nous devons les dénoncer et nous y opposer par l'organisation collective.

Vendredi 24 février 2012 sera rendu, à Grasse, le délibéré du procès des policiers responsables de la mort d'Abdelhakim AJIMI.

Samedi 25 février 2012 sera l'occasion de réunir, à Grasse, autour des comités « Vérité et Justice », toutes les personnes qui luttent contre les violences et la répression d'État.

A l'issue de cette journée, après avoir partagé les expériences et ciblé les objectifs, nous espérons poser les bases d'une structure qui se veut efficace et durable.

Á titre d'exemples, cela peut passer par : la rédaction d'une charte, la constitution d'une liste d'avocats spécialisés, la création d'une caisse de solidarité, la mise en place d'un calendrier d'actions collectives à l'échelle nationale, la création d'outils de diffusion (brochure papier, site internet permettant un partage de données écrites, de vidéos?).

La forme et le nom que prendra cette structuration restent à définir. Ceci dépendra de l'implication de chacun. L'idée étant de s'inscrire dans la durée : ce combat n'est pas un sprint, c'est une course de fond.

Rendez-vous Samedi 25 février 2012, à 9h Place du Cours Grasse Contact : appeldu24fevrier@gmail.com

Anonyme - Sun Feb 12, 2012 13:28 (fr)
Solidarité avec le peuple Grec ! De Paris à Athènes, lutter ensemble contre l'austérité ! La troïka, avec l'appui du gouvernement grec d'union nationale, exige un nouveau plan d'austérité au peuple grec. Réduction brutale des salaires et des pensions (-22%), suppressions d'emplois dans la fonction publique, dé-tricotage du code du travail? Les travailleurs grecs n'en finissent plus de payer la crise ! Privatisations des services publics, détérioration du système de santé, casse du service public (...) - Infos locales / Révoltes/grèves/luttes sociales, Répression/contrôle social, Lycéens/étudiants/éducation, Travailleurs/chômeurs/précaires, mini-calendrier, Manifestations et rassemblements

Solidarité avec le peuple Grec ! De Paris à Athènes, lutter ensemble contre l'austérité !

La troïka, avec l'appui du gouvernement grec d'union nationale, exige un nouveau plan d'austérité au peuple grec. Réduction brutale des salaires et des pensions (-22%), suppressions d'emplois dans la fonction publique, dé-tricotage du code du travail? Les travailleurs grecs n'en finissent plus de payer la crise ! Privatisations des services publics, détérioration du système de santé, casse du service public d'éducation : c'est l'immense majorité de la population qui fait les frais d'une politique qu'ils n'ont pas choisi, imposée par les marchés financiers, les banques et le patronat sous la houlette de Merkel et Sarkozy.

Nous avons conscience que la situation de la Grèce n'est pas de la responsabilité du peuple grec comme on voudrait nous le faire croire. L'austérité sert à sauver les banques, notamment françaises et allemandes, qui spéculent depuis des années sur la dette grecque. Elle sert également à montrer au reste des peuples européens ce qui les attend : une baisse drastique du niveau de vie, une diminution sans précédent des salaires ! Les dernières annonces de Sarkozy confirment que l'austérité va s'étendre à tous les peuples européens !

Pourtant le peuple grec n'a pas dit son dernier mot. La grève générale se construit et s'étend. Plusieurs ministères sont occupés, des travailleurs occupent leur entreprise, des étudiants leur lieu d'études? Dimanche, jour du vote du nouveau plan d'austérité, les jeunes, les travailleurs, les chômeurs, les retraités, se sont donnés rendez-vous pour assiéger le parlement, pour empêcher le vote illégitime. Ils nous montrent la voix : il n'y a pas de fatalité face à l'austérité et ce sont bien les luttes qui seront déterminantes dans le dénouement de la crise.

Nous sommes solidaires du peuple grec en lutte. Nous pensons que c'est bien à l'échelle de toute l'Europe que les peuples doivent se lever contre les plans d'austérité. De Paris à Athènes, il est temps de retrouver le chemin de la mobilisation.

C'est pourquoi, nous appelons à un rassemblement dimanche 12 février à 15h devant l'ambassade grecque.

(23 Rue Galilée 75116 Paris ? métro Kleber)

Initiative des étudiants et des travailleurs grecs de Paris

https://nouvelleshorslesmurs.wordpress.com/2012/02/11/rassemblement-a-paris-d...

Anonyme - Sun Feb 12, 2012 12:26 (fr)
La rupture est consommée. Le blog geek hors sujet de Mysterious Flag https://mysteriousflag.net ne diffusera plus les communiqués des Anonymous francophones français et belges à l'avenir. Depuis septembre 2011 plusieurs d'entre nous zonent sous divers pseudos pour observation sur leur serveur irc, et l'un d'entre nous a discuté avec eux ou elles sous sept pseudos différents depuis l'affaire Megaupmerde. La situation est désespérée Anonymous francophone français et belge n'est plus très loin de (...) - Infos globales / Révoltes/grèves/luttes sociales, Internet/luttes numériques, Répression/contrôle social, Racisme/Xénophobie, Antifascisme

La rupture est consommée. Le blog geek hors sujet de Mysterious Flag https://mysteriousflag.net ne diffusera plus les communiqués des Anonymous francophones français et belges à l'avenir. Depuis septembre 2011 plusieurs d'entre nous zonent sous divers pseudos pour observation sur leur serveur irc, et l'un d'entre nous a discuté avec eux ou elles sous sept pseudos différents depuis l'affaire Megaupmerde.

La situation est désespérée Anonymous francophone français et belge n'est plus très loin de devenir une officine de l'extrême droite et de la pire démagogie. Anonymous fracophone n'est rien et ne dispose d'aucun moyen de vérifier les motivations des nouveaux arrivants et de les former à minimum de culture politique et de culture tout court même sans leur indiquer la direction à prendre.

Une idée que nous avons vu pas mal circuler chez les Anonymous français est que le Front National est un parti démocratique comme un autre. A l'heure où les Anonymous Nord Américains prennent ouvertement la défense de leurs co-résidents immigrés et militent en faveur de la liberté de circulation, de nombreux Anonymous français ont atteint le niveau zéro de la pensée. Il ne serait pas inutile de rappeler que de nombreux groupes d'extrême droite qui s'organisent autour du FN militent en faveur de la limitation de la liberté d'expression et que le parti de cette dame qu'il est inutile de citer a lancé des procédures que nous qualifierons d'abusives contre de nombreux détracteurs afin de les faire taire.

Un deuxième point qui nous semble problématique est que les Anonymous français et belges, de part leurs coups d'éclats contre les réseaux pédophiles sur internet (ce qui à la base est tout à fait défendable) ont attiré chez eux toute une faune d'excités pétainistes qui viennent défendre l'idée du rétablissement de la peine de mort et que la lutte contre la pédophilie semble devenir un paravent pour raconter les pires conneries et jeter l'anathème sur d'autres participants.

Ainsi par exemple nous avons assisté à un débat entre Anonymous où une presque unanimité de participants défendait l'idée qu'il ne faut pas utiliser les services du VPN cryptocloud parce que le PDG est poursuivit en justice pour possession de contenus pédophiles et zoophiles. L'un d'entre eux argumentait que de toute façon les ordinateurs et les iphones sont fabriqués par des enfants esclaves (ça se soigne comment un enfant esclave quand ça tombe malade ?), les autres participants lui ont répondu qu'acheter les marchandises d'une société qui réduit les enfants en esclavage est moins grave que d'acheter des services à une société dont seul le PDG est un pédophile présumé. Il s'agit manifestement d'une dérive générale du mouvement Anonymous francophone. Et enfonçons le clou. Les Anonymous francophones ne boycottent pas la chaîne de supermarchés monochose qui importe des produits de Colombie via des circuits douteux en rapports avec des milices nommées escadrons de la mort. En fait certains Anonymous sont atteints de délire monomaniaque concernant la pédophilie. Un criminel de guerre ou un membre des escadrons de la mort à certainement le droit à un procès équitable mais pas un pédophile. Et s'il fallait citer tous les produits du commerce qui financent des circuits douteux et inhumains nous n'en finirions pas (Depuis le KKK financé par certains fabriquants de tabac et passant par le café équitable et le café classique qui financent les escadrons de la mort, jusqu'au pétrole qui finance les dictatures islamistes, etc).

Nous avons remarqué une grande clémence des administrateurs vis-à-vis des personnes tenant un discours pétainiste à l'encontre des pédophiles.

Un autre point par lequel nous avons déjà fait un détour au début de ce texte est le piètre niveau culturel de la plupart des participants. Globalement chez les Anonymous français on rabâche les idées de l'air du temps et on produit des textes niveau collégiens de cinquième. Ce mouvement apolitique manifeste également le plus grand mépris pour ce qui ressemble à des arguments d'intellectuels.

Nous en avons assez dit. Voilà donc les raisons pour lesquelles notre blog geek hors sujet met les voiles. Nous devons maintenant nous réorganiser puisque notre ligne éditoriale tournait principalement autour des Anonymous.

Anonyme - Sun Feb 12, 2012 11:51 (fr)
Syrie un peuple torturé. Soutenons son droit à l'insurrection Nous publions ci-dessous un texte a été distribué lors du rassemblement de solidarité avec le peuple syrien insurgé. Ce rassemblement c'est tenus à Lausanne (Suisse) le 11 février. Au moment où nous mettons en ligne ce document, le pilonnage de quartiers populaires de Homs, entre autres, continue. Les habitants assiégés manquent de tout : de nourriture et de médicaments élémentaires, sans mentionner ceux nécessaires à donner des soins aux (...) - Infos globales / Révoltes/grèves/luttes sociales, Répression/contrôle social, colonne centrale, Violences policières, Antifascisme

Syrie un peuple torturé. Soutenons son droit à l'insurrection

- Nous publions ci-dessous un texte a été distribué lors du rassemblement de solidarité avec le peuple syrien insurgé. Ce rassemblement c'est tenus à Lausanne (Suisse) le 11 février. Au moment où nous mettons en ligne ce document, le pilonnage de quartiers populaires de Homs, entre autres, continue. Les habitants assiégés manquent de tout : de nourriture et de médicaments élémentaires, sans mentionner ceux nécessaires à donner des soins aux centaines de blessés qui s'ajoutent aux quelque 450 victimes décédées durant la dernière semaine, dans cette seule ville.

- La diversion est organisée par le régime de Bachar el-Assad. Ce vendredi 10 février 2012, jour de prières et donc jour de manifestations, deux attentats à la voiture piégée ont fait au moins 25 mors et plus de 170 blessés à Alep, dans le nord de la Syrie ; une des villes où la « minorité chrétienne » est présente et subit tous les chantages du régime. Cette explosion a de suite été attribuée, selon les médias officiels syriens, qui disposent du monopole de l'information interne, « aux gangs terroristes ». Ce qualificatif est collé sur tout opposant par le pouvoir despotique. Ce dernier attentat rappelle étrangement ceux intervenus, aussi à la voiture piégée, le vendredi 23 décembre 2011 au matin. Des explosions qui avaient fait 44 morts et 150 blessés.

- Elles s'étaient produites en plein c?ur de Damas, à proximité de plusieurs complexes des forces de sécurité syriennes. Immédiatement, le pouvoir avait accusé Al-Qaida d'avoir perpétré ces attentats à la voiture piégée. Pour rappel, la mission de la Ligue arabe venait d'entrer en Syrie, le 22 décembre. A sa tête, on trouvait le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, ancien chef des renseignements du Soudan, impliqué dans la guerre du Darfour et conseiller d'Omar el-Béchir, le président soudanais recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. La première « inspection » de cette mission de la Ligue arabe, placée sous le contrôle des forces policières et militaires, allait donc se faire à Damas, sur les lieux de cet attentat attribué à Al-Qaida ! L'effet de diversion était aveuglant.

- Les observateurs les plus sérieux, ainsi que les Comités locaux de coordination ? qui organisent les manifestations ? ont posé aussitôt une question de bon sens : comment se fait-il que les autorités, ce 23 décembre 2011, aient trouvé les responsables de ces attentats une demi-heure après leur survenue ? Le seul fait d'émettre une telle interrogation a suffi à indiquer les responsables effectifs de ce crime, spécialistes en manipulations diverses. Par ce genre de man?uvre, comme dans le cas d'Alep ce 10 février 2012, le pouvoir despotique cherche à se présenter comme « la victime de terroristes ». Professionnel de ces mises en scène macabres, le clan Assad prétend fournir de supposées preuves ? qui seront reprises par les tenants « anti-impérialistes » de théorie du complot ? que la violence n'est pas exercée par lui, mais par des « forces obscures » instrumentalisées par des pouvoirs « étrangers », encore plus obscurs ! La véritable obscurité frappe aujourd'hui celles et ceux qui sont jetés dans les tréfonds d'un enfer insoutenable à Homs. Le texte publié ci-dessous trouve un complément dans l'article « Syrie : un point de non-retour » [1]. Une remarque pour terminer. Diverses puissances impérialistes n'ont cessé de gérer durant des années leurs relations de voisinage mutuellement « payantes » (du gouvernement turc à celui de la France, en passant par Israël) avec le clan Assad (père, fils et autres), au-delà de heurts bien contrôlés. La guerre déclarée par le régime tyrannique contre une majorité insurgée de la population, qui ne plie pas l'échine, crée une nouvelle situation. D'elle découle la révision, hésitante, du système des relations économico-politiques passées. En aucune mesure ce fait ? avec sa dimension d'ingérence, comme sans cesse ? ne modifie la nature du rapport entre l'oppresseur étatique, avec toutes ses foudres répressives, et les opprimés, tués, torturés, blessés.

- Rédaction A l'Encontre ;

- Les grands médias rapportent le pilonnage au mortier et au canon de divers quartiers de Homs, depuis le 3 février 2012. Plus d'une fois, ils présentent cela comme une « guerre entre deux armées ». Un habitant de Homs, Waleed Farah, établit et rétablit les faits : « Ce n'est pas une guerre entre deux armées : c'est une guerre entre une armée et des civils. Nous entendons l'explosion des obus. Nous avons le sentiment que nous sommes sur un front de guerre. La situation pour les civils est effroyable. » Il témoigne par téléphone satellitaire avec le quotidien britannique The Guardian (8 février 2012). Comme d'autres témoins, depuis des mois, il insiste sur le rôle des snipers : ces tireurs d'élite des forces armées de sécurité. Ils visent : les ambulances, plus exactement les voitures cherchant à transporter des blessés graves ; des enfants traversant une rue ; un groupe d'hommes qui cherche à ensevelir, en secret, de nuit, les personnes assassinées. Contraindre une population à enterrer clandestinement ses morts est l'illustration la plus pure et la plus terrifiante du caractère de la dictature du clan Assad.

- Un orage d'obus s'abat sur les quartiers de Bab Amr et de Badaya à Homs, sur la petite ville de Zabadani, près de la frontière libanaise, ou encore sur les zones d'habitation d'Idlib au nord de la Syrie, ou sur Douma, grande banlieue de Damas. Cette pratique éclaire la rage du clan despotique qui craint de perdre ce qu'il a exproprié depuis longtemps : un pays, ses ressources et les richesses produites par sa population. C'est une haine de classe sous sa forme autocratique, absolue, aveugle ; lorsque son avenir lui apparaît incertain et obscur.

- Face à cette haine, comment ne pas comprendre le processus d'autodéfense qui s'est affirmé en s'appuyant sur les courageuses défections des soldats de l'armée officielle ? (Voir sur le site alencontre.org, rubrique A l'Encontre TV, la vidéo « Dans l'enfer de la répression ».)

- « Organiser la torture dans les hôpitaux »

Dans ce début de XXIe siècle, la barbarie porte de nombreux masques. En voici quelques-uns, pour faire très court. Celui des drones invisibles de l'armée états-unienne qui tuent, à l'aveuglette, des civils à la frontière de l'Afghanistan et du Pakistan. Celui des « tireurs d'élite » de l'Etat sioniste qui visent un paysan cherchant à récolter quelques citrons dans son verger, auquel il n'a accès qu'en contournant un « moderne » mur. Celui de Poutine qui a terminé le XXe siècle et initié le XXIe avec une guerre « exemplaire » en Tchétchénie : un Tchétchène opposant n'était pas un être humain. C'était un obstacle à abattre, un simple numéro, comme les prisonniers du goulag mentionnés dans les archives du KGB aujourd'hui, partiellement, ouvertes. Celui de fondamentalistes et sectaires confessionnels prêts à faire éclater des bombes meurtrières au milieu d'une foule se recueillant, par exemple, dans la ville irakienne de Kerbala, quatrième lieu saint des chiites. En arrière-fond de ces explosions, devenues « banales », réside la sauvagerie du partage de la rente pétrolière, dans un pays dévasté par une guerre impérialiste.

- Mais le masque camouflant la férocité tombe, définitivement, lorsque la toute-puissance despotique organise la mort et la torture dans les hôpitaux. Le 8 février 2012, l'ONG Médecins sans frontières, s'appuyant sur 16 témoignages de médecins et de blessés syriens, dénonce la terreur d'Etat qui s'exerce contre les blessés lorsque la gravité de leur situation les oblige à être conduits dans un hôpital syrien. La directrice de recherche à la Fondation Médecins sans frontières, Françoise Bouchet-Saulnier, déclare : « La Syrie devient un gigantesque centre de détention à ciel ouvert parce que le simple fait d'être blessé conduit à être suspect et accusé : on est suspect avant d'être en besoin de soins. » Puis elle insiste sur la révision du dispositif légal de l'Etat syrien pour « mieux encadrer » cette répression : « L'Etat se bat avec toutes les armes du droit national. Les nouvelles réglementations ont renforcé l'obligation de notifier les admissions et ont aggravé les sanctions à l'encontre des médecins, alors que dans des situations de conflits où l'éthique médicale prime sur tout le reste les médecins sont dispensés d'enregistrer les patients. »

- Résister à une telle terreur n'est possible qu'avec l'adhésion massive de multiples secteurs de la population. Les Comités de coordination locaux ont organisé des mobilisations depuis plusieurs mois, ont lancé le mouvement, par étapes, de grève générale et de désobéissance civile depuis décembre 2011. C'est avec le même appui social que des médecins syriens, du public et du privé, des assistants, des étudiants en médecine ont mis sur pied des coordinations médicales afin d'assurer des soins aux blessés, dans des conditions dramatiques. Des garages, des cuisines, des caves sont devenus des « urgences médicales », dans lesquelles les interventions se font sans anesthésie la plupart du temps, dans lesquelles manquent le matériel et les médicaments les plus élémentaires pour des soins vitaux (voir sur A l'Encontre TV le témoignage d'un médecin syrien).

- Aux origines de l'insurrection

- Trop souvent, les commentaires des médias parlent de la Syrie et non pas des Syriens et des Syriennes. En mettant en relief la position régionale particulière et importante de la Syrie, ils substituent la « géopolitique » à l'analyse et à la compréhension des raisons sociales et politiques de cette insurrection populaire, qui n'a cessé de s'amplifier depuis mars 2011. Un soulèvement qui se développe de la périphérie ? Deraa, où la population s'est soulevée après le constat que plusieurs de ses enfants avaient été torturés en mars 2011 ? jusque dans les quartiers populaires de Damas et même d'Alep.

- Dans cette « république socialiste », aux caractéristiques monarchiques, lors de la mort du père dictateur, Hafez el-Assad, en 2000, le clan a choisi un héritier aux traits présentables en termes diplomatiques : Bachar el-Assad. Les contre-réformes néolibérales, initiées dès le milieu des années 1990, se sont alors accentuées.

- Leurs résultats : une nouvelle alliance entre les corrompus occupant les structures étatiques et des capitalistes issus aussi bien des organismes étatiques ou semi-étatiques du parti Baas que du secteur privé proprement dit. Le filet de sécurité minimum (biens alimentaires subventionnés ou distribués à prix bas, par exemple) va rapidement se trouer. La population paysanne va se paupériser et migrer vers les villes.

Durant une courte période, 2000-2001, un printemps semble s'annoncer. Une nouvelle génération d'opposants laïcs, traduisant un large éventail plus ou moins de gauche, s'exprime. Elle sera vite réprimée. Elle resurgit en 2011. Les Frères musulmans, eux, n'ont cessé d'être durement réprimés. Depuis début 2011 se construit un front social et politique anti-dictatorial. Par définition, il est hétérogène. Toutefois, sa force réside dans son enracinement au sein de couches sociales qui s'élargissent. Voilà l'origine du processus insurrectionnel : c'est-à-dire le soulèvement qui vise à renverser le pouvoir despotique qui occupe le pays. Un pouvoir si « stable » qu'il fut assuré, durant longtemps, du respect diplomatique des puissances occidentales. Au point d'être invité en 2008 à Paris au défilé militaire du 14 juillet. Bachar el-Assad trônait aux côtés de Moubarak, du président monarque Sarkozy et de la présidente de la Finlande Tarja Halonen.

- Alors, le gouvernement israélien savait que, au-delà de la rhétorique antisioniste, le régime de Damas assurait la tranquillité sur la frontière du Golan. Quant au gouvernement russe, il continue à pouvoir disposer d'un accès à la seule base navale militaire dans la région, celle de Tartous. Et la Syrie reste un marché d'exportation pour ses armes.

- Cette configuration géopolitique est mise en question par le soulèvement populaire. Ce qui crée un ramdam diplomatique. D'aucuns ont le cynisme ? au-delà des propagandistes d'extrême droite et des faussaires « anti-impérialistes » et « antisionistes » à la solde du régime de Damas ? de manifester une réticence, plus ou moins avouée, dans le soutien inconditionnel à apporter aux masses insurgées, pour la conquête de leurs propres droits.

- Une réticence exprimée sous quels prétextes ? La possibilité que, demain, les Frères musulmans disposent d'une influence majoritaire dans le cadre d'une « démocratie libérale » se traduisant par des élections plus authentiques qu'aujourd'hui ? La possibilité, effective, que des composantes du Conseil national syrien se lient à des puissances impérialistes, comme si le régime d'Assad ne l'était pas, déjà, selon ses propres modalités ?

- Un soutien inconditionnel

Quand un peuple se soulève contre une dictature et s'organise pour cela, il conquiert, au travers de terribles souffrances, les droits de décider de son avenir, comme il le fait, dans l'immédiat, en s'opposant très majoritairement à toute intervention militaire étrangère. Il contracte aussi le droit de constituer et d'adhérer à des forces sociales et politiques diverses, et d'abattre le régime du parti unique. C'est en remportant ses droits qu'il peut échapper aux affrontements communautaires et confessionnels attisés par l'actuel régime, qui prend de la sorte en otage les sunnites, les alaouites, les chiites, les Kurdes, les divers courants chrétiens, les Druzes ou encore les Arméniens orthodoxes.

- Pour que cette conquête aboutisse, il est contraint, préalablement, de renverser la dictature. Toute réticence face à ce premier objectif décisif revient, en fait, à refuser au peuple insurgé l'ensemble des droits qui peuvent découler d'une victoire anti-dictatoriale. Autrement dit, cela revient à soutenir, explicitement, ou de fait, le clan Assad et ses féaux.

Notre solidarité est, dans ce sens, inconditionnelle. Elle n'est pas soumise à la mise en scène diplomatique. En effet, les diverses puissances visent, avant tout, à trouver une solution de continuité en assurant que des parties de l'appareil étatique et militaire perdurent. (9 février 2012) Voir aussi sur :

[1] Disponible sur ESSF (article 24171), Syrie : le point de non-retour.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24171

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24195

Publié par A l'encontre le 10 ? février ? 2012.

Anonyme - Sun Feb 12, 2012 00:37 (fr)
Dimanche, jour du vote du nouveau plan d'austérité. Dimanche, jour d'appel à des manifestations dans toutes les grandes villes du pays et jour d'appel au siège du parlement. ?Votre temps est fini ! Dimanche 12-02-2012 à 12h Place Syntagma Le peuple dans les rues et les places On vous aboli ! (L'hélicoptère fait appel à la fuite du président de l'Argentin pendant la révolte de 2001.) Où suivre les événements en Grèce Sites : Occupied London (anglais) OkeaNews (français) Nouvelles hors les Murs (...) - Infos globales / Révoltes/grèves/luttes sociales, Dans le monde une classe en lutte

Dimanche, jour du vote du nouveau plan d'austérité.

Dimanche, jour d'appel à des manifestations dans toutes les grandes villes du pays et jour d'appel au siège du parlement.

?Votre temps est fini ! Dimanche 12-02-2012 à 12h Place Syntagma Le peuple dans les rues et les places On vous aboli ! (L'hélicoptère fait appel à la fuite du président de l'Argentin pendant la révolte de 2001.)

Où suivre les événements en Grèce

Sites :

Occupied London (anglais)

OkeaNews (français)

Nouvelles hors les Murs (français) Tweeter (plusieurs langues)

#rbnews ,#Syntagma,#12fgr Vidéos en live streaming :

stopcartel.info, omniatv.com, prezatv

Anonyme - Sun Feb 12, 2012 00:36 (fr)
Témoignage du 10/02/12 depuis la prison pour étrangers de Vincennes Vincennes - Centre 1 "L'hygiène ça va, le manger c'est pas trop bien, c'est comme la gamelle en prison. Y'en a qui se coupent les bras, y'a la bagarre, c'est pas trop... c'est le bordel, voilà, c'est pas trop bien. Ils viennent... y'a toujours la police. On peut pas fumer, on a rien, ils t'aident pas, y'a rien. On peut rien avoir, on peut pas avoir d'argent pour aide, y'a pas d'aide, y'a rien. Moi là j'suis arrivé, j'suis sorti de (...) - Infos locales / Enfermements/prisons/psychiatrie, Expulsions/Extraditions

Témoignage du 10/02/12 depuis la prison pour étrangers de Vincennes

Vincennes - Centre 1

"L'hygiène ça va, le manger c'est pas trop bien, c'est comme la gamelle en prison. Y'en a qui se coupent les bras, y'a la bagarre, c'est pas trop... c'est le bordel, voilà, c'est pas trop bien. Ils viennent... y'a toujours la police. On peut pas fumer, on a rien, ils t'aident pas, y'a rien. On peut rien avoir, on peut pas avoir d'argent pour aide, y'a pas d'aide, y'a rien. Moi là j'suis arrivé, j'suis sorti de prison avant hier, ils m'ont ramené directement ici, j'ai tapé 5 mois à Fresnes, et après ils m'ont ramené ici. Ils m'ont dit que j'allais sortir et ils m'ont embarqué pour me ramener.

Par rapport aux chambres ça va, on est deux par chambre ou quatre par chambre, ça va ça se passe bien, à part au niveau accueil pas trop, y'a la police, y'a toujours la police qui tourne, y'en a marre. Mais avec eux franchement ça se passe bien.

En ce moment niveau expulsion j'saurais pas vous dire, y'en a pas beaucoup, y'en a beaucoup qui sont libérés aussi. La solidarité ça dépend des CRA. Par exemple le CRA 1 était moyen, y'a des petits et des moyens. Ca se passe bien, mais par exemple au CRA 2 et au CRA 3 y'a des grosses têtes et c'est un peu la guerre entre eux. Dans le CRA 1 ça va y'a ceux qui viennent de banlieue, y'a des jeunes-jeunes et tout, y'a pas des grosses têtes, mais y'a des CRA ou y'a des grosses têtes et tout. Des fois ... ça dépend, ça dépend. Moi c'est la 3ème fois que je suis en CRA.

Vous pouvez pas m'aider ? Parce que y'a pas d'aide, y'a rien du tout à manger. Y'a l'ASSFAM ici à place de la Cimade, ils font des recours pour les juges et tout ça, ils t'aident pour le dossier pour le juge, mais ils font pas grand chose, à part ça c'est tout.

Moi deux fois j'ai été libéré par le médecin pour cause médicale, j'ai une broche au pied. Ca arrive souvent qu'il libère des gens sur avis médical. Moi ça fait 21 ans que j'suis arrivé en France.

Franchement y'en a trop marre y'a des caméras partout, et on est surveillé de partout, c'est trop surveillé. Sinon ici c'est calme. Ca se passe entre nous.

J'avais une carte de 10 ans, elle a expiré et puis ils m'ont arrêté pour contrôle de papiers, puis vu que j'avais pas de carte... j'étais en prison, j'étais emprisonné, j'ai demandé à la faire renouveler, ils ont pas voulu me la faire renouveler, comme t'as pas d'accès au droit et tout ça, ils ont pas voulu me donner de permission... "

Vincennes - Centre 2

" J'suis retenu ça fait longtemps que je suis là, vraiment, si tu rentres à l'intérieur tu vas voir des trucs bizarres, et c'est insupportable, y'a des trucs que tu peux pas imaginer, ici y'a des gens qui se coupent, y'a des gens qui se suicident et qui font des tentatives de suicides, y'a plein de trucs. D'ailleurs ils te donnent à manger... comme le petit déjeuner c'est des trucs périmés, c'est comme la douche c'est de l'eau froide. On souffre ici franchement. C'est très dur au niveau de l'hygiène.

Chaque jour y'a des tentatives de suicide. C'est des trucs réels, c'est des trucs véridiques, c'est pas comme ça... c'est des gens sérieux qui veulent se suicider. Y'a des gens qui prennent des lames et ils se coupent. Ils se coupent leurs mains, même ils se coupent les veines, de leurs mains, de leurs jambes avec les lames. Le couloir où il y a les chambres, y'a plein de sang dans le couloir, on dirait que c'est du béton, tu peux pas marcher dans le sang. En plus comme les flics y font ici...Quand quelqu'un est expulsé ils utilisent le scotch, normalement c'est interdit dans la loi, c'est interdit. Ils attachent les gens avec du scotch, c'est un grand rouleau de scotch. C'est des trucs que tu peux pas savoir avec tes yeux, c'est insupportable.

Hier on a vu un mec qui s'est cassé la jambe à cause d'un vol. Il a cassé la jambe avec la porte. T'imagines la cheville ? Il a cassé sa cheville avec la porte à cause d'un vol. Mais les flics ici ils sont fous. On dirait on est dans un coin perdu. Y'a toujours des violences avec la police. Les flics à chaque fois ils frappent des retenus normalement c'est interdit ça. Même chez nous on a pas ça. Comment ça tu frappes quelqu'un, tu frappes un retenu ? C'est pas évident, d'ailleurs tu trouves des taches. Ici les policiers ils sont solidaires ensemble, a chaque fois ils font des trucs contre...voilà ils sont solidaires ensemble.

Moi je me suis fais arrêter, contrôle de papiers. Ca fait longtemps que j'suis en France et pour la première fois ils m'ont saisi les empreintes, j'ai fait aucune connerie, pour la première fois ils m'ont fait les empreintes, et ils me ramènent directement ici en centre de rétention. C'est bizarre pourtant j'ai rien fait. Aucune connerie, j'suis quelqu'un de sérieux. Les gens qui étaient avec moi en garde à vue avant qu'ils me ramènent ici, ceux qui faisaient des vols qui se sont fait attraper avec des iphone et tout, ils sont libérés et moi ils me ramènent ici. J'ai été jugé devant le tribunal administratif mais j'ai pas été libéré, j'ai un avocat mais il m'a dit c'est les ordres qui viennent de là haut.Y'a des gens...On est tous dans le même cas, mais y'en a qui sont libérés et d'autres non. On est tous le même cas, c'est un contrôle de papiers, c'est un problème de papiers. C'est pas question chacun son cas, on est tous en centre de rétention. Comment ça moi j'y suis depuis 26 jours, y'a quelqu'un moi j'suis rentré avant lui et il est sorti avant moi. Pourtant tous on est le même cas. C'est pas grand chose les gens expulsés, parce qu'ici quand quelqu'un il voit son vol, il doit se couper et...Donc voilà ils le ramènent forcément avec du scotch, à 5h du matin quand il est endormi, et hop ils le ramènent avec le scotch et tout, donc forcément comme ça c'est bizarre. On dirait qu'y a pas de droits, on dirait que liberté, égalité, fraternité, c'est juste un décor, voilà, c'est juste un tableau, sinon y'a rien y'a rien y'a rien...

J'ai vu le médecin car moi j'ai une maladie, j'ai une hépatite B. Normalement il faut que je me soigne dehors, parce que j'ai mon docteur dehors, mais non ils veulent pas me libérer, c'est comme ça. En plus j'ai un régime alimentaire, parce que cette maladie elle attaque le foie, il me faut un régime alimentaire mais ils en ont rien à foutre de moi, ils me laissent ici crever, voilà. J'ai les preuves, j'ai les ordonnances, les prises de sang, j'ai toutes les preuves. Ils me donnent pas les médicaments, ils m'ont dit "on a pas ton traitement". Alors Je lui ai dis "tu peux me libérer pour que je me soigne, pourquoi je reste ici ?" il m'a rien répondu. Ici y'a que des cachets, que des calmants, c'est tout. Si t'as besoin de calmants, de drogues, des anti-stress et tout, d'accord, si t'as besoin de ça, sinon à part ça y'a rien. C'est fait exprès. Beaucoup de gens qui n'ont jamais mangé de calmants avant, ici ils les mangent. Y'a des bagarres, c'est le stress, tout le monde il stresse ici c'est normal, tout le monde est énervé, c'est normal, tant qu'on est dans un coin limité. Ils en ont rien à foutre de ça, ils voient des bagarres comme ça mais ils regardent comme ça de l'extérieur et c'est tout. Dans mon cas, j'ai une maladie vraiment très grave, c'est bizarre j'ai toutes les preuves, j'ai tout, j'ai mon docteur dehors qui me suit, il faut qu'il me soigne, il me faut un traitement, il me faut ça, il me faut ça, mais ils me laissent ici, ils veulent pas me libérer, c'est comme ça.

Hier y'a eu une tentative de suicide ici, les policiers ils regardent, normalement ils l'engueulent les policiers, ils le laissent pas faire sa tentative de suicide. Heureusement y'a quelqu'un, c'était un retenu, il l'a descendu il a pu le sauver. Lui même il est tombé parterre, il s'est cassé le pied, ils l'ont amené à l'hôpital, il est revenu ici avec le plâtre il est là.

Pour résister aux expulsions, faut perdre le demi de ton corps, faut se couper, faut faire ça avec une lame. Tout simplement, vraiment, j'ai pas imaginé que je trouve ça dans ce pays. J'ai pas imaginé ça du tout. J'ai été en Italie, j'ai été un peu partout, j'ai pas vu ça. Ici c'est bizarre. On est pas en temps de guerre, mais ici c'est la guerre, c'est des trucs qui se passent à l'intérieur dans des coins perdus, fermés. C'est pas l'Irak, en Irak c'est la guerre, c'est normal, y'a des blessés, y'a des morts mais ici c'est pas la guerre, mais c'est en silence. J'ai été en centre de rétention en Italie, on était vraiment super. Au contraire, quand on sort, les flics italiens ils sont généreux. On dirait que je suis chez moi, je suis pas en centre. Si je sors je dois quitter la France une fois pour toutes. Pour la première fois j'ai vu des cas que j'ai jamais vu dans ma vie, pourtant je voyage beaucoup, j'ai beaucoup aventuré, ici c'est une autre façon, c'est avec un autre système. On est là, pays des droits de l'homme et tout, voilà la réalité. C'est insupportable, insupportable."

Liberté pour tous !

Pour appeler aux CRA de Vincennes :

Vincennes 1

01 45 18 59 70 - 01 45 18 12 40 - 01 45 18 02 50

Vincennes 2

01 48 93 69 47 - 01 48 93 69 62 - 01 48 93 90 42

Vincennes 3

01 48 93 99 80 - 01 43 76 50 87 - 01 48 93 91 12

paris.indymedia.org >>

IMC network

Featured Stories from Federated Groups of Indymedia Centres
Featured Stories Selected by local IMCs around the world
© 2001-2012 Independent Media Centre Ireland. Unless otherwise stated by the author, all content is free for non-commercial reuse, reprint, and rebroadcast, on the net and elsewhere. Opinions are those of the contributors and are not necessarily endorsed by Independent Media Centre Ireland. Disclaimer | Privacy